Le Musée des beaux-arts de Montréal abritera un cinéma indépendant

La programmation de ce cinéma indépendant ne se concentrera pas uniquement sur le cinéma traitant de l’art visuel ou sur le cinéma expérimental.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir La programmation de ce cinéma indépendant ne se concentrera pas uniquement sur le cinéma traitant de l’art visuel ou sur le cinéma expérimental.

Un nouveau cinéma indépendant ouvrira ses portes dès septembre au Musée des beaux-arts de Montréal. On y présentera une programmation de films d’art et d’essai, orchestrée par le président-directeur général des cinémas Beaubien et du Parc, Mario Fortin.

Le conseil d’administration du nouveau Cinéma du Musée sera d’ailleurs composé de trois membres nommés par le conseil d’administration du cinéma Beaubien, de trois membres nommés par celui du Musée des beaux-arts de Montréal, ainsi que d’un membre nommé par les deux groupes.

Les projections prendront place dans l’auditorium Maxwell-Cummings, rue Sherbrooke, qui sera entièrement rénové au cours de l’été pour accueillir 294 places assises, un nouvel écran et de nouveaux équipements audio et vidéo. C’est dans cette salle que le festival de film Fantasia a vu le jour. Le Festival international de films sur l’art y tient également des projections.

Mario Fortin affirme que les équipements de la salle y seront désormais à la fine pointe de la technologie. On y prévoit une diffusion en format DCP (Digital Cinema Package) et un projecteur au laser. « L’équipement de projection vaut de 150 000 à 200 000 $ », dit M. Fortin.

Selon lui, Montréal a un grand besoin de nouvelles salles de cinéma, en particulier depuis la fermeture du cinéma Parisien, au centre-ville, et, plus récemment, de l’Excentris.

« Depuis la fermeture de l’Excentris, on ne réussit pas à garder des films à l’affiche suffisamment longtemps pour qu’ils puissent rencontrer tous leurs spectateurs », dit-il.

Selon lui, la fermeture de l’Excentris est davantage liée à des problèmes de coûts d’entretien plutôt qu’à un déficit d’achalandage.

Par ailleurs, selon M. Fortin, le Cinéma du Musée accueillera souvent des films en primeur, qui seront ensuite projetés dans de plus petites salles, des cinémas Beaubien et du Parc, par exemple.

« Il y a peut-être des films qui vont être projetés au Cinéma du Musée en même temps que dans les deux autres cinémas », dit M. Fortier.

La programmation ne se concentrera pas uniquement sur le cinéma traitant de l’art visuel ou sur le cinéma expérimental, mais il est clair que l’on n’y projettera pas de blockbusters.

« Le cinéma sera financé par les entrées », annonce M. Fortier. Le projet est admissible à quelques aides gouvernementales, principalement en ce qui a trait à la publicité et à la promotion. « Au cinéma Beaubien, ces aides ne représentent que 3 % de nos revenus », dit-il.

L’auditorium Maxwell-Cummings continuera d’héberger par ailleurs des conférences et des événements associés aux activités du Musée.