«Identités»: cousu de fil blanc

«Identités», de Samuel Thivierge
Photo: VV Films «Identités», de Samuel Thivierge
Attrape-moi si tu peux du pauvre, ce second long métrage du polyvalent et opiniâtre Samuel Thivierge s’inspire en partie du drame vécu par sa famille (escroquée lors de la vente de la pourvoirie des Laurentides).

À la fois scénariste, réalisateur et producteur, le jeune acteur se met en scène dans le rôle d’un décrocheur qui devient arnaqueur sous la gouverne d’un expert en la matière (Samy Naceri, faux). Bientôt, il aura dans sa mire l’auberge familiale d’un propriétaire crédule (Gilbert Sicotte, sous-utilisé).

Bénéficiant de la photographie léchée d’Alexandre Bussière, laquelle donne parfois à l’ensemble l’allure d’une pub de produits luxueux, Identités se révèle un thriller peu crédible — et pas seulement à cause du jeu guère convaincant de Thivierge, qui semble davantage concerné par ses looks que par ses intentions.

De fait, jamais n’arrive-t-on à croire aux magouilles des personnages, celles-ci étant exposées de façon expéditive. Pour achever le tout, on nous balance une trame amoureuse cousue de fil blanc avec la fille du proprio (Léa Girard Nadeau, correcte).

Identités

★ 1/2

Thriller de Samuel Thivierge. Avec Samuel Thivierge, Samy Naceri, Frédéric Gilles, Jacynthe René, Léa Girard Nadeau et Gilbert Sicotte. Canada (Québec), 2018, 93 minutes.