Coup de coeur et coup de gueule sur la Croisette

Coup de cœur

Photo: Valery Hache Agence France-Presse


Une affaire de famille du Japonais Kore-Eda Horokazu. Ce cinéaste décortique la famille dysfonctionnelle à chacun de ses films, parfois avec génie (Nobody Knows) parfois avec moins de bonheur. Cette fois, c’est un doigté de finesse qu’il pose sur un clan d’indigents vivant de rapines qui recueillent une enfant battue. Ici, par de beaux personnages pleins de défauts, des vérités sont dites, des enseignements transmis et la bonne société paraît bien fade face à ses gueux.

 

Coup de gueule

Photo: Alberto Pizzoli Agence France-Presse

 

La hargne des médias américains contre le Festival de Cannes qui perd du lustre hollywoodien cette année. C’était écrit dans le ciel que l’absence de Netflix et de films porteurs lancés plutôt à l’automne à la Mostra de Venise allaient faire mal à Cannes. Quand même, les magazines spécialisés américains, The Hollywood Reporter et Variety s’en donnent à cœur joie ici pour annoncer le déclin de la grande manifestation cannoise. Il est vrai que la sélection est plus cinéphile que glamour cette année, mais ça fait souffler un vent frais sur La Croisette qui n’est pas pour déplaire.