L’été a été bon pour le cinéma québécois

Des films comme «Bon Cop Bad Cop 2» et «De père en flic 2» (sur la photo) agissent comme des locomotives pour toute l’industrie du cinéma québécois. 
Photo: Films Séville Des films comme «Bon Cop Bad Cop 2» et «De père en flic 2» (sur la photo) agissent comme des locomotives pour toute l’industrie du cinéma québécois. 

Les Québécois aiment leurs films et vont les voir en salle. C’est ce que dévoilent les dernières données sur la fréquentation estivale des salles de cinéma au Québec, compilées par CINEAC. Selon ces données, retransmises par la Corporation des salles de cinéma du Québec (CSCQ), le cinéma québécois atteignait cet été un box-office de 12,5 millions de dollars. Cela représente des parts de marché de 17,9 %, un saut de plus de 13 % par rapport à l’été dernier.

Éric Bouchard, président de la CSCQ et propriétaire du cinéma Saint-Eustache, attribue ce succès entre autres à celui des films De père en flic 2 et Bon Cop Bad Cop 2.

« Toute l’industrie est heureuse de constater que les Québécois se sont déplacés en grand nombre pour aller voir De père en flic 2 ou encore Bon Cop Bad Cop 2. Cette performance a eu un impact très positif sur la fréquentation des salles de cinéma », dit-il.

Ces deux suites de films québécois se sont en effet retrouvées en première et en deuxième position du palmarès, devant des blockbusters américains comme Les gardiens de la galaxie vol. 2, Détestable moi 3, Pirates des Caraïbes, les morts ne racontent pas d’histoires, Spiderman – les retrouvailles, et Dunkerque, pour ne nommer que ceux-là.

Les Films Séville sont pour leur part ravis de constater que la part du marché du cinéma québécois est en hausse alors que le marché américain a connu une baisse significative de revenus cet été. Le président des Films Séville, Patrick Roy, relève pour sa part que « les créateurs et les équipes de production de ces deux oeuvres souhaitaient rejoindre un large public, et c’est avec cet objectif que nous avons créé des campagnes de mise en marché innovatrices et marquantes ». Les films créés « avec le désir de plaire et de divertir » attirent le public québécois en salle, dit-il, « plutôt que des films qui ont des budgets beaucoup plus considérables que les nôtres ». Selon lui, le phénomène des suites est à exploiter avec équilibre, en s’assurant qu’elles sont « meilleures que le film original ».

Selon lui, ces films agissent comme des locomotives pour toute l’industrie, puisqu’on profite de leur projection pour annoncer d’autres films québécois, dont Pieds nus dans l’aube, de Francis Leclerc, ou Les affamés, de Robin Aubert, attendus cet automne.

M. Roy relève que les chiffres démontrent également que les salles de cinéma ne sont pas obsolètes au Québec. Filiale d’Entertainment, Les Films Séville est le premier distributeur de contenu cinématographique au Québec.