Un quart de siècle après Le Déclin

Une soirée-hommage en l’honneur des 25 ans du film-culte Le Déclin de l’empire américain a eu lieu à Montréal, hier soir, dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois. Le réalisateur Denys Arcand et les comédiens qui ont tourné sous sa houlette sur les berges du lac Memphrémagog étaient présents pour souligner l’anniversaire du long métrage. On reconnaît Rémy Girard, Louise Portal, Dominique Michel, Yves Jacques et Dorothée Berryman.<br />
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Une soirée-hommage en l’honneur des 25 ans du film-culte Le Déclin de l’empire américain a eu lieu à Montréal, hier soir, dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois. Le réalisateur Denys Arcand et les comédiens qui ont tourné sous sa houlette sur les berges du lac Memphrémagog étaient présents pour souligner l’anniversaire du long métrage. On reconnaît Rémy Girard, Louise Portal, Dominique Michel, Yves Jacques et Dorothée Berryman.

C'était rigolo et émouvant hier au chic Cinéma Impérial de voir réunie la quasi-totalité de l'équipe du Déclin de l'empire américain, pour ses 25 ans d'âge, lors de la projection-hommage organisée par Les Rendez-vous du cinéma québécois. Les deux producteurs, Roger Frappier et René Malo, les acteurs, même Dominique Michel, qui combat un cancer, était venue toute fragile pour la cérémonie. Présents aussi les Pierre Curzi, Louise Portal, Rémy Girard, Dorothée Berryman, Yves Jacques, Geneviève Rioux, Benoît Brière. Ne manquait en somme que Gabriel Arcand, l'ex-bum du groupe à l'écran, qui devait avoir de bonnes raisons de ne pas être là, comme disait l'autre.

Mais on a eu droit avant la projection à des interviews sur des images assez expérimentales, petit docu-témoignage qui remontait le cours de cette aventure extraordinaire. Une idée du producteur Roger Frappier au milieu des années 80: quatre gars qui parlent des femmes, quatre femmes qui parlent des gars et leur réunion ensuite. Arcand a sauté sur le projet, écrit son scénario que tous les lecteurs chez Téléfilm trouvaient épouvantable et si vulgaire. On connaît la suite. Et l'ovation interminable à Cannes et la nomination aux Oscar et un film qui changea la vie de tous ceux qui ont mis le pied dedans. Car Arcand ne voulait plus faire de cinéma, et c'est taraudé par Roger Frappier qu'il pondit Le Déclin. Hier soir, sur scène est apparu un imitateur de Denys Arcand jeune, l'humoriste Pierre Brassard avec casquette, moustache et numéro comique précédant une fausse bande-annonce d'un remake du Déclin signé Christian Laurence. Ça se déroulait aujourd'hui avec de nouveaux acteurs, dont Pascale Montpetit, Emmanuel Bilodeau, Sylvie Moreau, et de bons gags.

«Merci beaucoup d'être venus voir un vieux film», a lancé laconiquement Denys Arcand. Pas si vieux que ça en fait. Il n'a pas pris tant de rides, Le Déclin. En tout cas, pas dans la nouvelle bande-annonce, chose certaine.

Bon! Arcand s'était plaint ailleurs de l'absence d'une copie remastérisée par le projet Elephant de Quebecor à la suite d'un imbroglio avec le distributeur Les Films Séville, mais la Cinémathèque avait prêté sa meilleure copie, améliorée par les bons soins de Vision globale, dont l'équipe a travaillé l'internégatif. Tout le monde a fait ce qu'il a pu et dans l'Impérial bondé, le milieu du cinéma, venu pour festoyer, semblait ravi d'en être.

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