Bédéiste en haut de la côte

Le bédéiste Michel Hellman
Photo: Ville de Montréal Le bédéiste Michel Hellman

De son regard d’anthropologue autodidacte, le bédéiste Michel Hellman tire des récits fascinants de lieux qu’il habite (Mile-End, 2013, Pow Pow) ou qu’il visite (Nunavik, 2016, Pow Pow). De sa familiarité avec les arts visuels, l’ex-critique au Devoir a développé un plaisir malin pour d’inusités matériaux. L’exposition qui découle d’un projet de résidence de cinq mois dans Côte-des-Neiges en rend compte de plus d’une manière.

Carnets de Côte-des-Neiges n’est pas un nouveau roman graphique (du moins pas pour le moment), mais bien une expo. En deux parties. La première décrit un quartier, ses charmes (l’avenue Victoria) comme ses malheurs (l’autoroute Décarie). Mais aussi des petits faits du quotidien, croqués ou découpés… sur des reçus de caisse.

Ce sont ces préoccupations environnementales, et une hantise pour les déchets, qui font la seconde partie de l’exposition. Les découpages ici rassemblés sont ceux en sacs d’ordures à la base du livre Le petit guide du Plan Nord (2013, Oie de Cravan) et ceux en papier ligné qui feront un nouvel ouvrage, Iceberg, lancé en ce mois de mai à L’Oie de Cravan

Carnets de Côte-des-Neiges

Michel Hellman, à la Maison de la culture Côte-des-Neiges, jusqu’au 27 mai