Le musée reçoit Riopelle, Hayeur et de «fascinantes» fascines

Thierry Haroun Collaboration spéciale
Isabelle Hayeur, Traces, série Excavations, 2005. L’oeuvre fait partie de l’exposition Vraisemblances et sera présentée cet été au Musée de Rimouski.
Photo: Isabelle Hayeur Isabelle Hayeur, Traces, série Excavations, 2005. L’oeuvre fait partie de l’exposition Vraisemblances et sera présentée cet été au Musée de Rimouski.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

C’est une boucle bouclée:le musée donnera à voir des œuvres de Jean-Paul Riopelle produites lors de ses séjours estivaux à Saint-Fabien-sur Mer (près de Rimouski) en 1944 et 1945. « C’est un moment charnière dans sa carrière, car on sent, en particulier dans l’une des œuvres, son passage de la figuration à l’abstrait », tient à souligner le directeur général du musée, Franck Michel.
 
«Certaines œuvres ont été faites directement sur le terrain et d’autres ont été réalisées dans les ateliers aménagés dans les garages des maisons où les gens l’hébergeaient. » En tout, neuf œuvres issues de collections muséales et privées seront présentées. «Il y aura un côté historique et un volet thématique à l’exposition, qui sera accompagnée d’une ligne du temps avec des photographies et des documents d’époque qui retracent son parcours jusqu’au Refus global [en 1948] ». La commissaire invitée est Andréanne Roy.
 
Photographies
 
Vraisemblances. Tel est le titre de l’exposition de l’artiste Isabelle Hayeur, qui fait appel au montage photographique grand format, à la vidéo et à l’installation in situ pour présenter des paysages vraisemblables, et pour tant tirés de son imaginaire, note le directeur général. « Isabelle Hayeur a une carrière internationale. Elle expose régulièrement en Europe, en groupe ou en solo. » L’événement est coproduit avec le Centre d’exposition l’Expression de Saint-Hyacinthe (qui a pour commissaire Marcel Blouin).
 
Enfin, l’exposition Fascinantes fascines veut, au moyen d’illustrations, de photographies, de maquettes, de documents vidéo et d’ar tefacts, rappeler la pêche à fascines, jadis très pratiquée au Bas-Saint-Laurent, notamment dans le comté de Kamouraska. « C’est une pêche impressionnante qui est constituée de grandes barrières de bois qui entrent dans l’eau et créent des espèces de labyrinthes avec les filets », rappelle Franck Michel. On notera enfin qu’une autre exposition, inaugurée en mars dernier et qui se poursuit cet été, traite du secret des algues.
 
Plus largement, la clientèle du Musée régional de Rimouski provient notamment « des grands centres, comme Montréal et Québec, mais aussi de l’Europe et des États-Unis. Nous avons également des familles qui viennent nous visiter en raison de notre proximité du Parc national du Bic », fait valoir M. Michel.

 
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