«La chambre éteinte», Jonathan Bécotte

Photo: Leméac «Jeunesse»

«Un matin d’automne, le narrateur reçoit un appel de son père : celui-ci veut transformer son ancienne chambre d’enfant en établi. Le jeune homme prend alors la route vers sa ville natale, où l’attend la difficile tâche de déterminer ce qui, dans les boîtes de souvenirs accumulés, mérite d’être rescapé.» À travers un court roman autobiographique composé de poèmes en prose, Jonathan Bécotte nous embarque dans un voyage nostalgique sur la route de ces moments fatidiques qui construisent un adulte. Entre les amitiés d’adolescence et les premiers émois amoureux, l’auteur nous susurre avec douceur que c’est beau de garder sa lumière d’enfant et que ça l’est encore plus d’avoir ce béguin ardent pour le joueur de l’équipe de soccer. La chambre éteinte devient alors une étreinte tendre pour les jeunes adultes en quête de représentation queer et un sanctuaire pour les coeurs cabossés par les affres de l’adolescence. Un vrai cocon littéraire qui nous fait voyager dans le passé pour voir un futur plus brillant.


La chambre éteinte

★★★ 1/2

Jonathan Bécotte, Leméac « Jeunesse », Montréal, 2022, 160 pages

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