Six expositions à (re)visiter aux musées

Martine Letarte
Collaboration spéciale
L’exposition L’heure mauve de Nicolas Party s’installe au Musée des beaux-arts de Montréal juste à temps pour la relâche.
Photo: Jean-François Brière/MBAM L’exposition L’heure mauve de Nicolas Party s’installe au Musée des beaux-arts de Montréal juste à temps pour la relâche.

Ce texte fait partie du cahier spécial Relâche scolaire

C’est la relâche scolaire, mais on n’est pas obligé de relâcher son cerveau pour autant ! Pourquoi ne pas en profiter pour apprendre autrement que sur les bancs d’école ? On peut se rendre au musée, par exemple, où l’on s’efforce de prévoir des expositions et des activités capables de séduire un jeune public. Voici six suggestions.

MNBAQ

 

Manif d’art 10 – La biennale de Québec : Les illusions sont réelles

Après une année de pause, c’est le retour de l’exposition d’art actuel organisée par Manif d’art 10 – La biennale de Québec et le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ). Cette année, les œuvres réunies ont été réalisées par 21 artistes sur le thème Les illusions sont réelles. Pour la relâche, du 7 au 11 mars, le MNBAQ organise des visites spéciales de 20 minutes pour la famille. Un parcours de jeu autonome dans l’exposition a aussi été organisé pour les familles, tout comme l’atelier de création Superposition optique. Jusqu’au 24 avril

MBAM

 

L’heure mauve de Nicolas Party

L’exposition L’heure mauve de Nicolas Party s’installe au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) juste à temps pour la relâche. L’artiste né à Lausanne et qui partage maintenant sa vie entre New York et Bruxelles y présente une centaine d’œuvres. Il s’est même servi des murs du musée pour réaliser de grandes murales éphémères. Reconnu pour l’utilisation de couleurs vibrantes, celui qui a fait ses débuts comme graffiteur présente des paysages, portraits et natures mortes qui illustrent les liens complexes et souvent inextricables entre l’être humain et la nature. Pour donner une dimension auditive à cette exposition immersive, l’auteur-compositeur-interprète Pierre Lapointe a même créé une bande sonore avec des créations originales et des reprises d’œuvres de grands maîtres d’ici et d’ailleurs. Les familles sont également conviées à deux ateliers de création autour de cette exposition : Folles formes, pour donner vie à une forme découpée, et Nature surnaturelle, pour s’initier au style expressif de Nicolas Party en réalisant un paysage collectif. Jusqu’au 16 octobre.

Musée de la civilisation

 

Ô merde !

C’est une invitation à voir les excréments sous un nouvel angle que propose le Musée de la civilisation de Québec. Sujet tabou, le caca est aussi particulièrement méconnu même s’il fait partie de notre quotidien. Il révèle notre état de santé et notre régime alimentaire. Il est aussi source d’enjeux sociaux et environnementaux alors qu’une grande partie de la population mondiale n’a pas accès à des toilettes salubres. Dans certains pays en voie de développement, les femmes risquent même leur vie lorsqu’elles vont faire un numéro deux. La matière fécale en soi est aussi la ressource inépuisable la plus sous-estimée du monde. Merde ! C’est finalement un sujet plutôt riche pour une substance aussi mal aimée ! Jusqu’au 26 mars 2023.

Musée McCord

 

Voix autochtones d’aujourd’hui : savoir, trauma, résilience

Pourquoi ne pas profiter de la relâche pour aller à la rencontre des Premiers Peuples ? C’est ce que propose le Musée McCord avec sa nouvelle exposition permanente Voix autochtones d’aujourd’hui : savoir, trauma, résilience. On y découvre des objets de la collection Cultures autochtones du Musée et des témoignages de membres des 11 nations du Québec pour mettre en lumière une vision contemporaine des réalités autochtones. Plusieurs activités sont aussi prévues spécialement pour la relâche, du 28 février au 4 mars, comme des projections de courts métrages d’animation autochtones.

Pointe-à-Callière

Place au cirque !

C’est la dernière chance de visiter Place au cirque ! à Pointe-à-Callière. Cette exposition raconte l’évolution de cet art vivant, des premières troupes européennes et américaines aux spectacles à grand déploiement d’aujourd’hui. Elle met bien sûr à l’honneur les arts du cirque québécois alors que plusieurs troupes jouissent d’un succès international.

Costumes, accessoires, décors, maquettes : plus de 350 objets ont été réunis pour l’occasion. En plus de personnages emblématiques du cirque moderne, l’exposition permet de découvrir les différentes disciplines des arts du cirque, la réalité de la vie de tournée, la préparation nécessaire à la présentation d’un spectacle et la vie après le cirque.

Plusieurs activités extérieures gratuites sont aussi organisées pour les familles du 26 février au 5 mars, notamment des performances et ateliers offerts par des artistes de cirque. Jusqu’au 6 mars.

Planétarium Rio Tinto Alcan

 

Découvrir les sondes Rosetta et Voyager

Quels sont les défis techniques et scientifiques lorsqu’on explore une comète ? On pourra le découvrir au Planétarium Rio Tinto Alcan dès le 26 février en suivant les aventures de la sonde Rosetta et de son atterrisseur Philae vers la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko.

On profite aussi de sa visite pour voir Les sondes Voyager. Le voyage sans fin. On y suit ces deux sondes lancées en 1977 pour explorer les planètes les plus éloignées du système solaire : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Après quatre décennies, les deux sondes continuent d’explorer l’espace intersidéral en portant un message de l’humanité vers les étoiles.

La ville comme musée extérieur

L’art public est partout à Montréal, mais dans la folie du quotidien, on n’en prend pas toujours conscience. Pour sortir les oeuvres de leur invisibilité et permettre aux citoyens de mieux les connaître, Lena Krause, responsable du Laboratoire d’histoire de l’art et d’études cinématographiques de l’Université de Montréal, a créé avec son coéquipier Daniel Jimenez l’application gratuite MONA. Elle géolocalise les oeuvres et on peut partir à leur rencontre, un peu comme une chasse au trésor. On y trouve aussi les informations sur l’oeuvre récoltées par la Ville de Montréal.



À voir en vidéo