La scène ne fait pas relâche

Rose Carine Henriquez
Collaboration spéciale
La pièce La sœur la plus grande du monde est un conte de la troupe mexicaine Mi’ño Teatro de Sombras, créé à partir d’échanges entre les nations ñäñho et kanien’kehá:ka autour de la place sacrée qu’occupe le maïs.
Photo: Mi’ño Teatro de Sombras La pièce La sœur la plus grande du monde est un conte de la troupe mexicaine Mi’ño Teatro de Sombras, créé à partir d’échanges entre les nations ñäñho et kanien’kehá:ka autour de la place sacrée qu’occupe le maïs.

Ce texte fait partie du cahier spécial Relâche scolaire

Pour les parents et les enfants avides d’arts de la scène, voici quelques propositions pour la relâche scolaire et même un peu après.

Festivals

 

Le Festival de Casteliers, grande fête consacrée aux arts de la marionnette, renoue enfin avec son public. Sa 17e édition, condensée en une semaine bien foisonnante, se profile à l’horizon avec des œuvres du Mexique, des États-Unis, du Nunavut et du Québec. Prenons en exemple Innamorati (2 et 3 mars), une brochette de pièces musicales contemporaines interprétées par le Quatuor Bozzini qui servira de trame au théâtre d’objets de Marcelle Hudon.

On relève également La sœur la plus grande du monde (3 et 4 mars), un conte de la troupe mexicaine Mi’ño Teatro de Sombras, créé à partir d’échanges entre les nations ñäñho et kanien’kehá:ka autour de la place sacrée qu’occupe le maïs. L’histoire est celle de la quête d’une jeune Ñäñho, qui constate que la fameuse céréale disparaît de son village. Le solo Concert anatomique (3 et 4 mars), de la compagnie Lone Wolf Tribe, retient aussi l’attention. Inspirée du butoh, danse traditionnelle japonaise très ancrée dans la corporalité, l’œuvre est à la croisée des arts vivants et de la marionnette. On y traite de la condition humaine, plus précisément de la vulnérabilité et de la résilience. Du 2 au 6 mars.

Musique

 

Voyager grâce au pouvoir des mots, c’est ce que propose le spectacle Arthur, l’aventurier au bout du monde en Australie. Il s’agit d’une aventure à la fois musicale et éducative où les jeunes spectateurs parferont leurs connaissances sur la faune et la flore australiennes. Le spectacle s’arrêtera à la salle Albert-Rousseau, à Québec. Le 6 mars.

Cirque

 

La Place des Arts conçoit tous les ans une programmation spéciale pour la relâche. Entre spectacles, expositions et ateliers ludiques, le choix est varié. On retrouve entre autres Acrobaties et jeux d’équilibre, animé par des professionnels de l’École nationale de cirque. Les enfants de 4 à 12 ans pourront découvrir différentes spécialités circassiennes. Des performances seront également offertes. Du 2 au 5 mars.

Photo: Eric Carrière Jusqu'au 4 juin, le Cirque Éloize présente «Céleste», sa première création devant public depuis la pandémie.

Céleste, le dernier spectacle du Cirque Éloize, est en résidence au Fairmont Le Reine Elizabeth depuis le 17 février, et ce, jusqu’au printemps. Il s’agit d’un grand événement, car c’est la première création que la compagnie circassienne présente devant public depuis la pandémie. Public distancié dans une configuration de 226 places, qui représente moins de 50 % de la capacité totale de la salle. Céleste évoque la magie du firmament et les mystères du grand cosmos. Et c’est la tête dans les étoiles que les langues du cirque, du théâtre et de la musique s’exprimeront. En résidence jusqu’au 4 juin.

Théâtre

 

Au théâtre jeunesse Les Gros Becs (à Québec), les mots de l’auteur Georges Perec se matérialisent avec la pièce Attention : fragile, création comique sur le thème de l’excès. Deux personnages s’adonnent au jeu d’aménager leur espace de vie tout en cherchant le sens des choses. À leur portée ? Des objets à n’en plus finir. Ceux qu’on trimballe et ceux qu’on désire à tout prix sans en avoir besoin. Comment s’en sortir lorsque la pression de consommer est omniprésente ? Telle est la réflexion derrière cette pièce, qui se veut avant tout ludique et critique. Du 1er au 13 mars.

À la Maison Théâtre, Furioso est un spectacle à découvrir et une bonne option pour commencer cette semaine de congé, car il prend fin le 27 février. Il s’agit d’un récit chevaleresque moderne qui puise dans le folklore médiéval et les structures des contes que l’on connaît tous. Cependant, on dépoussière ici les stéréotypes associés au genre, renversant ainsi les rôles. La distribution de marionnettes, de formes très variées, donne vie à un texte d’Olivier Kemeid dans une mise en scène de Simon Boudreault, directeur artistique du théâtre de l’Œil.

Quelques jours plus tard, c’est Lou dans la nuit, du théâtre des Confettis, qui prendra l’affiche. Sur le thème de la peur de l’obscurité, la création de Maxime Robin utilise une narration pleine de mystères soutenue par des projections vidéo et des éclairages architecturaux qui ajoutent une atmosphère d’étrangeté à la quête du jeune personnage. Si les billets sont écoulés, n’hésitez pas à contacter le théâtre, des places peuvent se libérer à la dernière minute à la suite d’annulations. De plus, il reste des disponibilités pour les séances scolaires. Pourquoi ne pas en toucher un mot à l’enseignant ou l’enseignante de votre enfant ? Du 9 au 20 mars.

Le théâtre Aux Écuries sera en mars l’hôte du Mois de la pire espèce, événement-résidence du théâtre éponyme, qui y présentera quatre créations, dont L’histoire à finir de Jimmy Jones et de son camion céleste. Présentée à plusieurs reprises sous une forme courte depuis 2016, cette dernière pièce sera donnée à voir dans sa version longue pour la première fois au Québec. C’est une histoire de filiation entre un père et un fils. Surtout celle du fils, Jimmy Jones, qui tente de s’affranchir de l’image paternelle, dans une Amérique fictionnelle des années 1950. Ce spectacle, qui promet de plonger l’auditoire dans la nostalgie, s’inscrit également dans la programmation du Festival de Casteliers et y sera présenté le 4 mars. Du 9 au 19 mars.

À voir en vidéo