​Sur vos écrans: en terrains (un peu) connus

Katia Gagnon dans une scène de la série documentaire «La une», à Télé-Québec
Photo: Étienne Roussy Katia Gagnon dans une scène de la série documentaire «La une», à Télé-Québec

Les faits d’abord

Les fidèles de Télé-Québec le savent : la case horaire du jeudi, 21 h, consacrée la plupart du temps à un magazine d’affaires publiques, donne la chance aux téléspectateurs d’apprendre et de réfléchir. C’était le cas ces dernières années avec Dans les médias, plus récemment avec L’avenir nous appartient, et il y a déjà maintenant plus de cinq ans avec BazzoTV. C’est d’ailleurs l’animatrice de cette dernière émission, Marie-France Bazzo, qui produit le petit nouveau de cette case horaire, Nos années 20, animé par l’omniprésent Patrick Lagacé. 

Comme son titre le laisse deviner, ce magazine s’intéressera à l’avenir proche, la décennie actuelle, mais en laissant de côté les opinions, et les « têtes parlantes habituelles » (c’est du moins ce qu’annonce le communiqué de Télé-Québec) pour faire toute la place aux faits, qui permettent de donner des pistes de compréhension et de réflexion sur ce qui nous attend.

Le chroniqueur de La Presse et animateur au 98,5 sera épaulé dans cette mission par les journalistes d’expérience Jean-Simon Bui, Pierre Craig et la collègue du Devoir Améli Pineda, avec des reportages, des entrevues et des discussions qui aideront à voir venir ce qui nous attend dans cette décennie qui s’annonce déjà sous le signe de transformations profondes.

 

Nos années 20
Télé-Québec, jeudi, 21 h
 

Dessous de manchettes

Il est assez délicat d’écrire au sujet d’une série documentaire consacrée à l’équipe d’un média « concurrent », de peur de tomber dans la critique trop sévère et injuste.

C’est donc avec le moins d’a priori possible que nous avons regardé le premier épisode de La une, le seul à la disposition de la presse au moment où ces lignes étaient écrites.

Cette série documentaire en huit épisodes réalisée et scénarisée par François Méthé (De garde 24/7, première saison) met en lumière le travail d’une dizaine de reporters de l’équipe d’enquête de La Presse, menée par la journaliste Katia Gagnon, dans l’espoir de rendre publiques leurs histoires qui trouveront leur place en manchette et feront bouger les choses, dont certaines d’entre elles que vous avez pu déjà lire dans les pages (numériques) du quotidien montréalais.

  Voilà au premier abord un sujet fort prometteur pour une docusérie de « métier », qui fait la part belle aux dessous d’une profession qui exige patience, écoute, curiosité, persévérance et ingéniosité.

Toutefois, le premier épisode, qui dresse la table pour certaines enquêtes dont on suivra le déroulement sur plusieurs semaines, ne captive pas autant qu’on l’aurait espéré. Ce premier chapitre peine à trouver son rythme, à cause entre autres des trop nombreuses répétitions de remarques et de réflexions des protagonistes sur la progression (ou l’absence de) de leurs histoires. Tout cela mine cette introduction dans laquelle on est pourtant témoin de sorties terrain tout sauf ennuyeuses.

Le contexte pandémique, qui a rendu la salle de rédaction déserte et a obligé les journalistes à repenser un peu la façon dont se fait le travail terrain, quand c’est possible, explique sans doute un peu ces faiblesses. Il faudra voir si la suite s’avère plus dynamique et enlevante.

 

La une
Télé-Québec, mardi, 21 h
 

Une fille le matin

On croyait presque éternelle la populaire émission de TVA Deux filles le matin, en ondes depuis 2000. Ce magazine de service a pris fin après 21 saisons, au printemps dernier. Les fidèles de ce rendez-vous matinal, qui a été animé entre autres par France Beaudoin, France Castel et Isabelle Racicot, ne devraient pas être trop pris au dépourvu puisque c’est sa dernière animatrice, Marie-Claude Barrette, à la barre de l’émission pendant près de 12 ans, qui prendra le relais, toute seule cette fois.

 
Photo: TVA Marie-Claude Barrette anime la quotidienne matinale «Marie-Claude», à l’antenne de TVA.

Les thèmes et sujets abordés seront sans doute semblables, mais organisés différemment. Ainsi, la semaine s’ouvrira avec une édition qui se collera à l’actualité, celle du mardi sera consacrée à de « grands sujets », tandis que celle du mercredi tournera autour du « mieux-être ».



Marie-Claude
TVA, lundi au mercredi, 10 h, dès le 13 septembre

Une autre comédie médicale adolescente

Peut-être vous souvenez-vous de la série Docteur Doogie, qui a fait connaître au début des années 1990 un jeune Neil Patrick Harris en génie précoce, médecin dans un hôpital de Los Angeles à 16 ans, mais un adolescent « ordinaire » aux prises avec les questionnements existentiels de l’âge tendre. Disney+ reprend le concept jadis élaboré par David E. Kelley et Steven Bochco en le dépoussiérant un peu. Dans Doogie Kamealoha, M.D., on suit le quotidien pas banal de Lahela, Hawaïenne de 16 ans, diplômée de l’Université Harvard en médecine et qui pratique dans le même hôpital que sa mère, où on lui donne rapidement le surnom de Doogie, en référence à la série originale. Il reste à voir si cette relecture moderne et féminine arrivera à rallier le public « familial » autant que l’original.



Doogie Kamealoha, M.D.
Disney +, dès le 8 septembre 

À ne pas manquer

Chronique d’un impeachment
 

Un an après la date prévue de sa diffusion initiale, laquelle fut retardée à cause de l’élection présidentielle américaine, la troisième saison de l’anthologie « true crime » créée par le duo de scénaristes Scott Alexander et Larry Karaszewski (Man on the Moon, Ed Wood), consacrée à l’affaire Monica Lewinsky, arrive finalement sur les ondes de FX Canada. Beanie Feldstein, qui s’est fait connaître grâce à la comédie adolescente Booksmart, interprète la plus célèbre stagiaire du monde, tandis que Clive Owen prête ses traits au président Bill Clinton, qu’Eddie Falco joue le rôle de son épouse, Hillary, et qu’une Sarah Paulson méconnaissable incarne Linda Tripp.



Impeachment : American Crime Story
FX Canada, les mardis, 22 h


À voir en vidéo