Fouler à nouveau le parvis de Notre-Dame

Le chantier destiné à sécuriser Notre-Dame incendiée, suspendu à la mi-mars pour cause de COVID-19, doit reprendre très progressivement.
Photo: Alain Jocard Agence France-Presse Le chantier destiné à sécuriser Notre-Dame incendiée, suspendu à la mi-mars pour cause de COVID-19, doit reprendre très progressivement.

Le parvis de Notre-Dame de Paris, fermé au public depuis l’incendie de la cathédrale il y a plus d’un an, a rouvert ce dimanche.

En raison de l’incendie du 15 avril 2019, le parvis et la rue du Parvis « ont subi une pollution au plomb qui a entraîné une fermeture immédiate du site », ont rappelé le diocèse, la mairie de la capitale française et l’Établissement public chargé de la rénovation dans un communiqué. Mais, à la suite d’un « avis favorable » vendredi de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France (la région parisienne), le préfet de police de Paris a autorisé la réouverture des deux lieux, ont-ils ajouté, précisant que des prélèvements et un nettoyage régulier seront effectués.

Ouvrir le jour de la Pentecôte, c’est « un signe extraordinaire », « une libération », a réagi l’archevêque de la capitale, Mgr Michel Aupetit, devant la presse. C’est un « très beau symbole », une « première étape pour retrouver Notre-Dame », a déclaré, présent à ses côtés, le ministre de la Culture, Franck Riester, tandis que le parvis commençait doucement à se remplir.

C’est « une forme presque de renaissance », a quant à elle estimé la mairesse de Paris, Anne Hidalgo, qui a aussi fait le déplacement pour l’occasion, tout comme le général Jean-Louis Georgelin, à la tête de l’Établissement public de Notre-Dame. Tous portaient des masques de protection contre le nouveau coronavirus.

Des Parisiens sont venus spécialement, comme Stéphanie Cadillon, une bibliothécaire : « Notre-Dame, c’est notre emblème, plus que la tour Eiffel. On voulait voir ce qui avait changé… On trouve qu’elle a rétréci », a-t-elle dit à l’AFP. « On voit Notre-Dame de loin depuis des mois, ça fait bizarre de revenir sur le parvis », raconte pour sa part Paul Lafuente, un étudiant dans la capitale originaire de Nouvelle-Calédonie, dans l’océan Pacifique.

Le chantier titanesque destiné à sécuriser Notre-Dame incendiée, suspendu à la mi-mars pour cause de COVID-19, doit reprendre très progressivement, avec l’ambition de redonner vie à la cathédrale d’ici 2024.