Nouvelle résidence d’artistes à L’Assomption

Une maquette de la future Maison Jacques-Parizeau, à L'Assomption
Photo: Corporation Hector-Charland Une maquette de la future Maison Jacques-Parizeau, à L'Assomption

Une nouvelle maison entièrement vouée aux résidences d’artistes ouvrira ses portes en 2021 à L’Assomption. La maison Jacques-Parizeau devrait pouvoir accueillir une douzaine d’artistes à la fois. Dimanche, le premier ministre, François Legault, est invité à lancer la première pelletée de terre qui inaugure le projet, en compagnie de la veuve de Jacques Parizeau, Lisette Lapointe, et de la ministre de la Culture et des Communications du Québec, Nathalie Roy.

Le terrain qui accueillera cette maison a été acheté il y a sept ans. « C’est très long, il fallait ramasser pas mal de sous », dit Claude de Grandpré, directeur de la Corporation Hector-Charland, qui est à l’origine du projet. Déjà, depuis quelques années, la Corporation organisait des résidences artistiques, principalement en danse, en collaboration avec différents acteurs locaux.

C’est une autre façon de se souvenir de [Jacques Parizeau], autrement que par des réalisations économiques et par son engagement politique

La compagnie Cas Public, par exemple, a travaillé dans « un local magnifique du cégep de L’Assomption », poursuit Claude de Grandpré. « Mais ils nous ont dit qu’au niveau du transport, ça n’avait pas de bon sens. Cela prenait trop de temps pour se déplacer ». La maison Jacques-Parizeau se déploiera donc sur deux étages, chacun comptant trois chambres, un salon et une cuisine. Les résidences pourraient durer une semaine ou deux semaines, ou plus, selon les besoins. La Corporation s’associera aussi à des organismes de la région pour permettre aux résidents de roder leur création dans des salles de spectacle.

Pour l’instant, le projet semble se concentrer davantage sur les arts vivants : danse, théâtre chanson. « Ce sont les trois créneaux priorisés », dit M. De Grandpré. Une fois la maison construite, la Corporation compte sur le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, notamment pour l’attribution de bourses aux résidents.

À ce jour, le projet a bénéficié de l’injection de 235 000 $, par le biais du programme d’immobilisation en partenariat collectif du ministère de l’Économie et de l’Innovation, de 150 000 $ accordés via le Fonds d’appui au rayonnement des régions de la table des préfets de Lanaudière, et de 50 000 du Fonds de développement des territoires, de la MRC de L’Assomption.

Le soutien culturel de Parizeau

La maison a été nommée en l’honneur de l’ancien premier ministre du Québec Jacques Parizeau, qui a été député de L’Assomption dès ses débuts en politique, en 1976. Claude de Grandpré, qui a déjà dirigé une boîte à chansons, se souvient que Jacques Parizeau l’avait alors aidé à faire l’acquisition d’un piano à queue. C’est également lui qui a soutenu la création du théâtre Hector-Charland, à L’Assomption, il y a vingt ans.

 
235 000$
C’est le montant dont le projet a bénéficié par le biais du programme d’immobilisation en partenariat du ministère de l’Économie et de l’Innovation.

« On souligne ainsi l’intérêt qu’il a toujours porté à la culture québécoise et à ses artisans, disait jeudi la veuve de Jacques Parizeau, Lisette Lapointe. C’est une autre façon de se souvenir de lui, autrement que par des réalisations économiques et par son engagement politique. »

La maison Jacques-Parizeau devrait également servir à accueillir des compagnies de l’extérieur du pays. « On veut jouer un rôle d’accueil », dit Claude de Grandpré. La corporation a d’ailleurs l’intention de travailler en réseau avec d’autres diffuseurs du Québec.