«Axel»: retour à la case cirque

Le spectacle met en scène de splendides numéros de cirque, drapés dans des éclairages uniques et des costumes colorés et somptueux.
Photo: Marie-Andrée Lemire Le spectacle met en scène de splendides numéros de cirque, drapés dans des éclairages uniques et des costumes colorés et somptueux.

Le Cirque du Soleil a tout essayé pour conquérir ses publics à travers le monde, de la foison d’effets spéciaux qui caractérise les spectacles d’aréna, à la présentation de numéros de patins sur glace, lancée avec Crystal il y a deux ans.

Avec Axel, son tout nouveau spectacle, présenté jeudi au Centre Bell, le Cirque du Soleil a réuni ces éléments pour présenter un ensemble qui fait cependant la part belle à sa raison d’être initiale : les numéros de cirque.

Les magnifiques effets de lumière et d’images d’Adam Hummel, projetés sur la patinoire, arrivent en effet à centrer l’attention du public sur les numéros d’artistes, ce qui n’est pas toujours gagné dans un espace aussi vaste que le Centre Bell.

Le premier numéro, dans lequel les patineurs casqués de rouge s’élancent comme sur une piste de course pour y réaliser les cabrioles de patinage freestyle les plus improbables, est époustouflant. C’était d’ailleurs le préféré de la jeune Clara, 11 ans, qui m’accompagnait. Mais ce sont les performances circassiennes qui ont formé la plupart des moments forts du spectacle. On note la performance virtuose d’équilibre sur plateau rotatif, mise en valeur par un éclairage à la fois puissant et sobre.

Tout le long du spectacle, une marionnette géante activée par un patineur interagit avec les artistes et avec le public. Dans un numéro-surprise, un patineur exécute un duo avec sa marionnette. On salue cette note humoristique du spectacle, alors que le reste des numéros de patinage est davantage convenu.

Gabriel, 14 ans, a préféré par-dessus tout le numéro où le feu jaillit de toutes parts autour de la patinoire. Mais c’est dans le dernier numéro, où les patineurs sautent en bungee, que la tension atteint son sommet. Le spectacle est animé par la musique, jouée par un ensemble live, composée par Philippe Brault.

On passe du pop à l’électro, revisitant des chansons connues : Mad World de Tears for Fears, Creep de Radiohead, Diamonds de Rihanna, You Should Be Dancing des Bee Gees ou Jump Around, de House of pain. On aurait aimé entendre mieux le son du violoncelle ainsi que du clavier lorsqu’ils sont emmenés sur la patinoire. Dans le rôle d’Axel, l’Australien Jayden Sierra chante et joue de la guitare sur la glace, patins au pied.

L’équipe du Cirque du Soleil tente une fois de plus d’asseoir son spectacle sur une histoire, celle d’Axel, jeune homme passionné de musique et de dessin, de son combat avec les forces du mal, incarnées par Vi, et de sa conquête de sa belle Lei.

Mais bien malin qui suivra avec attention le déroulement des événements. Plus que toute autre chose, Axel est un spectacle à grand déploiement mettant en scène de splendides numéros de cirque, drapés dans des éclairages uniques et des costumes colorés et somptueux.

Axel

Du Cirque du Soleil, au Centre Bell jusqu’au 29 décembre.