Festivals - Il s’agit tout simplement de prendre la bonne route...

Normand Thériault Collaboration spéciale
Un autre Québec touristique, celui de la culture, est devenu promoteur, celui qui informe que le Québec se traverse en allant d’un événement à un autre.
Photo: Thierry Haroun Un autre Québec touristique, celui de la culture, est devenu promoteur, celui qui informe que le Québec se traverse en allant d’un événement à un autre.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Le Québécois n’est pas un Français! Pour preuve, si le deuxième a inscrit dans ses rêves les plus fous celui de traverser l’Atlantique, de louer carrosse, de prendre la route de la rive nord du fleuve et ainsi, d’étape en étape, de se ren- dre jusqu’à Natashquan, l’autre, qui vit depuis toujours sur le territoire de la Belle Province, n’a souvent jusqu’ici jamais dépassé Tadoussac. Et, là encore, combien d’entre nous ont osé le faire ?

En fait, jusqu’à tout récemment, qui d’ici osait «sortir» de tout triangle dont la diagonale aurait été celle que trace la route entre Montréal et Québec? Si le citoyen de la Vieille Capitale peut ainsi se rendre jusqu’à Saguenay, ira-t-il à Tremblant ? Et vice-versa pour le Montréalais. Et, dans tous les cas, combien oseront l’Abitibi ?
 
Vacances

L’été venu, on peut prendre une autre route, celle des vacances. Et ce temps venu, longtemps le Québec touristique se faisait fort de dire qu’ici, en ce territoire, la nature avait beaucoup à offrir: un fleuve, un fjord, des lacs, des espaces verts et surtout une nature sauvage qui se déclinait en de multiples paysages, d’une côte nord aux plages magnifiques à ces forêts inscrites dans plus d’un parc naturel. Et les lacs aussi, tout comme ces lieux où collines et petites mon- tagnes se succèdent.
 
Mais, depuis, un autre Québec, celui de la culture, est devenu promoteur, celui qui informe que le Québec se traverse en allant d’un événement à un autre. Et qui le parcourt ainsi s’arrête alors soit à un musée, soit le temps d’un spectacle, voire pour quelques jours, même quand l’objectif donné est d’entendre en succession quelques concerts, qu’ils soient le fait de musiques populaires ou de récitals donnés par de grands noms internationaux, ou même de soirées d’opéra qu’une scène comme celle du Metropolitan de New York aimerait mettre à l’affiche (quand cela n’a pas déjà été fait).
 
Circuits

Et ces événements, ils sont en saison estivale proposés par centaines. Mais si on sait déjà que la Société des musées québécois a organisé 70 circuits thématiques, il faudra toutefois être plus patient, Internet étant le média utilisé, pour se construire un parcours où les arrêts s’organiseront lors d’une traversée de la Belle Province.
Et, parti de Montréal en des jours de Francofolies ou de Festival de jazz, on ira vers l’est, s’arrêtant en Lanaudière et en Mauricie, avant d’entendre quelques airs d’opéra à Québec, et puis ce sera la montée le long du fleuve jusqu’au moment où un traversier le fera franchir pour compléter une boucle qui peut même passer par Percé. Et retour par la suite.
L’été des festivals est une fête offerte aux sens. À vous de voir lesquels vous voulez titiller.