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    Nadal et Federer de retour au sommet du tennis masculin

    12 septembre 2017 | Howard Fendrich - Associated Press à New York | Tennis
    Le 29 janvier dernier, Roger Federer, à droite, se faisait féliciter par Rafael Nadal après avoir remporté la victoire lors des finales pour hommes de l'Open d'Australie.
    Photo: Dita Alangkara Associated Press Le 29 janvier dernier, Roger Federer, à droite, se faisait féliciter par Rafael Nadal après avoir remporté la victoire lors des finales pour hommes de l'Open d'Australie.

    Qui aurait pensé, au début de l’année, que Rafael Nadal et Roger Federer se partageraient les quatre trophées du Grand Chelem en 2017 ?

     

    Avec son couronnement new-yorkais dimanche, Nadal inscrivait un 16e grand titre à son palmarès : trois à Flushing Meadows, le total record de dix à Roland-Garros (le plus récent en juin, peu après ses 31 ans), deux à Wimbledon et un à Melbourne.

     

    La marque masculine : les 19 consécrations de Federer. Un record avec huit au All England Club (dont en juillet, peu avant son 36e anniversaire), cinq aux Internationaux des États-Unis, cinq en Australie (incluant janvier) et une à Paris.

     

    « C’est sûr qu’il y a huit ou neuf mois, c’était dur d’imaginer que nous allions chacun ajouter deux titres en Grand Chelem, a dit Nadal. Mais nous voilà. » Et les voilà classés premier et deuxième à l’ATP.

     

    Fulgurante remontée

     

    Le Suisse a démarré la saison au 16e rang, étant resté à l’écart en deuxième moitié de 2016, le temps de récupérer d’ennuis au dos et au genou gauche.

     

    L’Espagnol était neuvième, s’étant décommandé après le deuxième tour à Roland-Garros, pour ensuite rater Wimbledon à cause d’une blessure au poignet gauche.

     

    Au début de l’année, Federer n’avait pas remporté de tournoi majeur depuis quatre ans et demi. Nadal, lui, n’y avait pas même atteint une demi-finale depuis deux ans et demi.

     

    Ce sont toutefois eux qui ont croisé le fer en match ultime aux Internationaux d’Australie — une neuvième finale l’un contre l’autre en Grand Chelem. On a vu au moins deux finales les opposant à chaque étape du Grand Chelem sauf celle américaine, où ils ne se sont jamais affrontés dans le dernier match.

     

    « Ça m’a surpris », a concédé Nadal, à propos de les voir les deux en finale à Melbourne.

     

    C’était la première finale de prestige les mettant aux prises depuis 2011, à Roland-Garros. « Peu importe à quel point vous êtes talentueux, que ces deux-là aient pris tous les grands titres [en 2017], c’est tout un exploit », a dit Kevin Anderson, surclassé 6-3, 6-3 et 6-4 par Nadal, dimanche.

     

    « Quand ils sont en santé, ils ont tellement d’outils dans leur arsenal. Et c’est sans compter sur toute l’expérience qu’ils ont accumulée », ajoute le Sud-Africain.

     

    Cela n’a pas nui que Novak Djokovic, Andy Murray et Stan Wawrinka connaissent des baisses de régime ou soient ralentis par des blessures. Les trois étaient absents à Flushing Meadows.

     

    Restent « Rafa » et Roger, seuls dans une classe à part.

     

    « Il n’y a probablement que deux choses que nous partageons, mentionne Nadal. La passion pour ce que nous faisons : la passion du tennis, la passion de la compétition. Et aussi une philosophie de toujours vouloir s’améliorer. »













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