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    Tour de France — 13e étape: Barguil pour un feu d’artifice

    15 juillet 2017 | Jean Montois - Agence France-Presse à Foix | Actualités sportives
    «J'avais de super jambes!» s'est exclamé Warren Barguil, vainqueur pour la première fois sur le Tour.
    Photo: Peter Dejong Associated Press «J'avais de super jambes!» s'est exclamé Warren Barguil, vainqueur pour la première fois sur le Tour.

    Les Pyrénées sont françaises ! Après Romain Bardet, Warren Barguil a enlevé la 13e étape du Tour, vendredi, à Foix, le quatrième succès d’un coureur français depuis le départ.

     

    Dans ce second acte pyrénéen, passionnant de bout en bout, rapide et tactique, le champion d’Italie Fabio Aru a été souvent attaqué. Bien qu’esseulé, le Sarde est parvenu à conserver le maillot jaune de leader.

     

    Pour gagner, Barguil — le 16e Français à gagner le 14 juillet depuis la reprise de l’après-guerre — a réglé au sprint ses trois compagnons d’échappée, le Colombien Nairo Quintana et les Espagnols Alberto Contador et Mikel Landa.

     

    « J’avais de super jambes ! » s’est exclamé Barguil, vainqueur pour la première fois sur le Tour. Dimanche dernier, il avait été battu de justesse par le Colombien Rigoberto Uran après examen de la photo-finish à Chambéry.

     

    « Je prends du plaisir comme jamais sur mon vélo, à attaquer comme je le faisais en amateur », a ajouté le jeune Breton (25 ans), originaire du Morbihan et passé pro en 2013 dans son équipe actuelle.

     

    Barguil a conforté sa position en tête du classement de la montagne et a laissé exploser sa joie après cette victoire de prestige, la première pour lui depuis ses deux étapes de la Vuelta 2013: « J’aime bien ces étapes courtes, nerveuses. On ne calcule pas, ça attaque de partout ! »

     

    Cette étape longue d’à peine 101 kilomètres, mais comportant trois cols de première catégorie, a été très tôt enflammée par Contador et Landa.

     

    Les duettistes, partis à 71 kilomètres de l’arrivée, sont passés en tête au sommet du col d’Agnes, mais ont été rejoints avant le sommet du mur de Péguère, la dernière difficulté, par Barguil et Quintana.

     

    Dans Péguère, puis dans la longue descente vers Foix, les quatre premiers du Tour (Aru, Froome, Bardet, Uran) se sont neutralisés malgré maints démarrages. Sur le final, l’Irlandais Dan Martin puis le Britannique Simon Yates ont faussé compagnie à leurs compagnons pour grignoter quelques secondes.

     

    Aru et ses rivaux ont franchi la ligne avec un retard de 1 minute 48 secondes. L’Italien, attaqué par l’équipe de Froome, qui a essayé de l’affaiblir, n’a rien cédé à ses adversaires directs.

     

    En revanche, il a vu se rapprocher Landa, le lieutenant de Froome. L’Espagnol, dont le meilleur résultat dans un grand tour est une troisième place dans le Giro 2015, s’est hissé à la cinquième place, à 1 minute 9 secondes d’Aru.

     

    « C’était une journée difficile pour moi hier [jeudi], a déclaré Froome. Aujourd’hui, je me sentais beaucoup mieux. Avec notre équipe, on a joué un peu, car Landa n’est pas loin au classement général. Peut-être dans les prochains on peut jouer la même chose. »

     

    Samedi, la 14e étape relie sur 181,5 kilomètres Blagnac à Rodez et se conclut par un « mur » de 570 mètres à 9,6 %, à l’avantage des puncheurs.













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