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    Le roi Lewis s'impose à Montréal

    Lewis Hamilton a réalisé un week-end de course parfait en menant de bout en bout l’épreuve jusqu’au drapeau en damier.
    Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Lewis Hamilton a réalisé un week-end de course parfait en menant de bout en bout l’épreuve jusqu’au drapeau en damier.

    Le duel au sommet attendu entre Mercedes et Ferrari au Grand Prix du Canada de Formule 1 à Montréal n’a pas eu lieu. Souverain, le Britannique Lewis Hamilton a réalisé un week-end de course parfait en menant de bout en bout l’épreuve jusqu’au drapeau en damier, suivi au deuxième rang par son coéquipier chez Mercedes, le Finlandais Valtteri Bottas. L’Australien Daniel Ricciardo de l’écurie Red Bull a complété le podium.

     

    Pourtant parti de la deuxième place, le pilote de Ferrari et meneur au championnat cette saison, Sebastian Vettel, a été victime d’un accrochage qui a endommagé son bolide dès le départ. Il a dû cravacher jusqu’au dernier tour pour parvenir à remonter de la 18e à la 4e place.

     

    C’était la sixième victoire pour Hamilton à Montréal. Il s’approche ainsi du record de sept détenu par l’ancien champion allemand Michael Schumacher. Parti pour la sixième fois de sa carrière de la première place sur la grille de départ sur le circuit Gilles-Villeneuve, il n’allait jamais être inquiété par la suite. « Ç’a été un incroyable week-end », a-t-il déclaré en conférence de presse après la course, surtout après ne pas avoir pu faire mieux que le 7e rang lors de l’épreuve précédente à Monaco. « Notre équipe a rapidement su tirer les leçons de [cette contre-performance] et cela devrait nous servir pour la suite de la saison. »

     

    À son aise sur la piste de l’île Notre-Dame depuis qu’il y a enregistré sa première position de tête et sa première victoire en Formule 1, il y a 10 ans, le triple champion du monde de 32 ans réduit ainsi son retard au championnat des pilotes. Fort de trois victoires en sept courses, Vettel compte désormais un total de 141 points, contre 129 pour Hamilton, 93 pour Bottas et 73 pour l’autre pilote Ferrari, le Finlandais Kimi Räikkönen, parti 4e dimanche, mais arrivé seulement 7e en raison de problèmes de freins.

     

    Premiers points pour Stroll

     

    Le jeune recrue et héros local, Lance Stroll, a transformé en fête ce qui avait commencé comme un autre week-end décevant en conduisant sa Williams de la 17e place sur la grille de départ au 9e rang au fil d’arrivée. Cela lui a valu les acclamations de la foule et ses deux premiers points de sa carrière au championnat de pilote de Formule 1.

     
    Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Lance Stroll

    Encore à l’étape d’apprivoiser sa voiture, le tracé des circuits et le comportement des pilotes entre eux, le Québécois de seulement 18 ans n’avait terminé jusque-là que 2 des 6 épreuves auxquelles il avait pris part depuis le début de la saison. Parti de la 7e place sur la grille de départ, son coéquipier chez Williams, le Brésilien Felipe Massa, a eu moins de chance, son bolide étant poussé hors piste avant même d’avoir eu le temps de se rendre au quatrième virage.

     

    Le natif de Mont-Tremblant a été au coeur de nombreuses luttes en milieu de peloton et a réalisé plusieurs dépassements en piste. « C’était vraiment le fun », s’est-il exclamé rayonnant de bonheur. « Ça fait longtemps qu’on avait [la vitesse] pour faire ça. Il y avait plein de choses qui n’allaient pas, mais aujourd’hui, ç’a bien été, et je suis juste vraiment content. »

     

    Vent de fraîcheur sur la F1

     

    Contrairement à l’an dernier, le Grand Prix s’est déroulé par un temps ensoleillé et chaud, mais, comme en 2016, marqué par de forts vents. Un arbre est même tombé sur une billetterie, ne faisant heureusement aucun blessé, mais causant de longues files d’attente pour les spectateurs qui devaient faire imprimer des billets électroniques.

     

    L’arrivée d’un nouveau pilote local a semblé réveiller l’intérêt du public pour la Formule 1, qui s’était endormi après le départ du champion du monde québécois, Jacques Villeneuve, il y a une dizaine d’années. Coqueluche des amateurs de course automobile, l’écurie Ferrari est aussi revenue à l’avant-plan cette année à la faveur d’un changement des règlements techniques auquel elle semble avoir mieux su s’adapter que les autres. Les belles voitures italiennes rouges au cheval noir cabré sont au coude-à-coude avec les Flèches d’argent allemandes, avec un total de 214 points au championnat des constructeurs, tout juste derrière Mercedes (222 points) et loin devant Red Bull (112 points) et Force India (71 points). Les Williams ne pointent, quant à elles, qu’au 6e rang avec 22 points.

     

    À Montréal jusqu’en 2029

     

    On a annoncé vendredi une prolongation de cinq ans de l’entente entre le promoteur de l’événement, les gouvernements et le groupe propriétaire des droits commerciaux du sport pour le maintien du Grand Prix du Canada à Montréal jusqu’en 2029. Les trois ordres de gouvernement verseront en échange plus de 98 millions, à raison d’environ 36 millions d’Ottawa, 28 millions de Québec et 34 millions de Montréal. Le gouvernement québécois investira 18 millions supplémentaires pour l’amélioration des installations du circuit, notamment des paddocks. Selon Québec, les dépenses touristiques générées par le Grand Prix ont engendré des retombées économiques de plus de 42 millions en 2015 et plus de 85 % de ces dépenses étaient le fait de visiteurs provenant de l’extérieur du Québec.













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