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    Il faut éviter de pavoiser, rappelle Julien

    Il ne sera pas facile de jouer avec autant d’aplomb que dimanche, concède Max Pacioretty

    18 avril 2017 | Michel Lamarche - La Presse canadienne à New York | Actualités sportives
    Le capitaine du Tricolore, Max Pacioretty, a constaté la grande fierté affichée dans le vestiaire par ses coéquipiers après la victoire de dimanche à New York. 
    Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Le capitaine du Tricolore, Max Pacioretty, a constaté la grande fierté affichée dans le vestiaire par ses coéquipiers après la victoire de dimanche à New York. 

    Les philosophes portés sur le « ici et maintenant » seraient heureux d’entendre ce qui sort du vestiaire du Canadien de Montréal. Car personne au sein de l’équipe, à commencer par Claude Julien, ne se pavoise à la suite de la belle victoire signée dimanche soir et ne regarde plus loin que le moment présent.

     

    L’entraîneur-chef du Tricolore y est allé d’une mise en garde claire et nette, et ce, d’entrée de jeu, lors de son point de presse lundi après-midi, lorsqu’il a été question du niveau de confiance chez ses joueurs.

     

    « Il faut faire attention, ce n’est qu’un match. Demain, ce sera à recommencer, a d’abord réagi Julien en revenant sur le gain de 3-1 du Canadien, qui lui a permis de reprendre l’avantage de la glace dans sa série quart de finale de l’Association de l’est contre les Rangers de New York.

     

    « Ça n’apporte aucune garantie, a-t-il renchéri. La chose la plus importante que l’on doit faire maintenant, aujourd’hui, c’est de mettre le dernier match de côté et de commencer à penser au prochain, parce que le prochain ne sera pas plus facile. »

     

    À la veille d’un quatrième match vital, particulièrement pour les Rangers, Julien insiste sur l’importance de ne plus s’attarder aux exploits de la veille et de se concentrer sur le boulot à venir contre une formation qui, prévoit-il, sera affamée.

     

    De toute façon, selon Julien, rien ne garantit que l’effet positif d’une victoire, aussi vivifiante soit-elle, peut provoquer des répercussions sur le reste d’une série.

     

    « Malheureusement, ça ne va pas nécessairement se transporter d’un match à l’autre. Pour moi, c’est toujours à recommencer à neuf. Tu ne peux pas t’attendre à connaître un autre bon match parce que tu viens d’en jouer un bon, sans te préparer et faire les choses nécessaires pour avoir du succès », a expliqué l’entraîneur-chef du Tricolore.

     

    Fierté

     

    Lorsqu’est venu le temps de décrire l’état d’esprit qui habitait les joueurs dans le vestiaire, le capitaine Max Pacioretty a parlé de fierté.

     

    « Il y avait une grande fierté à regarder les visages souriants des joueurs dans le vestiaire parce qu’ils savaient qu’ils avaient apporté une contribution importante. C’est ce qu’apporte le hockey des séries. Nous avons vécu cette sensation lors de nos deux derniers matchs, et nous voulons toujours ressentir cette fierté. »

     

    Mais, tout comme son entraîneur-chef, Pacioretty sait que ce ne sera pas facile pour la formation montréalaise de jouer avec autant d’aplomb que dimanche soir. « Ce sera un défi de répéter ce genre de performance parce que nous savons qu’ils seront frustrés. Nous sommes conscients que nous n’avons pas vu le meilleur que les Rangers peuvent offrir, et nous nous attendons à ce qu’ils réagissent. Nous avons aimé la manière dont nous avons joué, mais il y a des détails sur lesquels nous nous sommes penchés et nous ne pouvons pas être entièrement satisfaits, surtout pendant les séries. Il y a toujours des aspects qui peuvent être améliorés. »

     

    Le mot « satisfait » est d’ailleurs revenu plusieurs fois dans l’entourage du Canadien, ce qui ne veut pas dire qu’il est populaire.

     

    Phillip Danault préfère employer le terme « content » au lendemain de la victoire du Tricolore, et Julien, lui, considère qu’il y a beaucoup d’étapes à franchir avant que le mot « satisfait » mérite d’être utilisé.

     

    « Il y a quatre rondes pour se rendre jusqu’à la finale, et pour passer à la prochaine, il y a encore deux victoires à aller chercher, a rappelé Julien. On est loin d’être où on veut, et il n’y a aucune raison d’être satisfait en ce moment. »













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