Poutine permettra aux athlètes russes de participer aux JO de Pyeongchang

Vladimir Poutine et l'athlète russe Alexander Zubkov à Sotchi, en 2014
Photo: David Goldman Pool Agence France-Presse Vladimir Poutine et l'athlète russe Alexander Zubkov à Sotchi, en 2014

Le président russe, Vladimir Poutine, ne boycottera pas les Jeux olympiques de Pyeongchang. Son gouvernement permettra aux Russes, a-t-il dit, d’y participer à titre d’« athlètes neutres ».

 

Le Comité international olympique (CIO) a suspendu la délégation russe pour avoir enfreint les règlements antidopages lors des Jeux de Sotchi en 2014. Le CIO prévoit cependant d’inviter les athlètes russes à y participer sous le drapeau olympique.

 

« Nous ne poserons aucun geste pour les en empêcher », a dit Poutine lors d’un entretien télévisé après avoir lancé sa campagne de réélection présidentielle dans une usine de construction automobile. « Nous n’empêcherons pas nos athlètes olympiques d’y participer s’ils souhaitent y prendre part sur une base individuelle. Ils se sont préparés pour ces compétitions depuis le début de leur carrière, et c’est très important à leurs yeux. »

 

Poutine a mentionné que la Russie ne reconnaît toujours pas avoir commandité un programme de dopage généralisé en prévision des Jeux de Sotchi et a qualifié la décision du CIO de « punition collective » injuste.

 

Un reflet de la réalité

 

Le président du CIO, Thomas Bach, a mentionné en fin de journée mercredi que la décision de permettre l’utilisation du nom du pays « n’était pas un compromis, mais un reflet de la réalité ».

 

Bach a déclaré qu’il n’avait pas discuté avec Poutine depuis que les sanctions avaient été annoncées et a suggéré que les athlètes russes et les dirigeants sportifs se rencontrent mardi prochain afin de discuter des compétitions à Pyeongchang.

 

Certains dirigeants sportifs russes ont été critiqués pour la mollesse avec laquelle ils ont contesté la suspension, tandis que certains politiciens et sportifs de renom demandaient carrément leur congédiement.

 

Dmitry Peskov, le porte-parole de Poutine, a dit que blâmer les dirigeants n’était pas une priorité et que « protéger les intérêts de nos athlètes » était plus important.