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    Montréal

    Uber à la conquête du marché de la livraison de repas

    Uber a déjà lancé son service de livraison de repas un peu partout dans le monde, notamment au Japon en septembre dernier. 
    Photo: Eugene Hoshiko Associated Press Uber a déjà lancé son service de livraison de repas un peu partout dans le monde, notamment au Japon en septembre dernier. 

    Après avoir secoué l’industrie du taxi, Uber vient faire concurrence dans la livraison de repas à domicile avec UberEATS, une application lancée mercredi qui permettra aux Montréalais de commander des plats chez une centaine de restaurateurs.

     

    L’arrivée du géant américain sur ce marché actuellement exploité par Foodora, Just Eat et CarteExpress risque de rendre féroce la concurrence dans les prochaines semaines dans la métropole.

     

    « Pour le consommateur, c’est une bonne nouvelle. La livraison a toujours existé, mais plus il y a de nouveaux joueurs, plus l’offre risque d’être intéressante pour les clients », explique Germain Belzile, chercheur associé senior à l’Institut économique de Montréal (IEDM).

     

    UberEATS garantit aux clients que les repas offerts par les restaurateurs sont affichés au même prix qu’en salle à manger. Des frais fixes de 4,99 $ s’ajoutent pour couvrir la livraison. Actuellement, l’application couvre seulement l’île de Montréal, principalement dans les quartiers centraux, mais tend à prendre de l’expansion.

     

    « Montréal est la capitale gastronomique du Canada. Notre but, c’est de donner aux restaurateurs locaux un nouveau canal pour faire découvrir leur cuisine », explique Greg Perowne, directeur d’UberEATS Montréal.

     

    M. Perowne est convaincu que les restaurateurs des quartiers périphériques au centre-ville vont rapidement adhérer à la nouvelle plateforme. Selon lui, UberEATS se distingue de ses concurrents en s’associant à de grands noms de la restauration de Montréal tels que Europea, L’Gros Luxe et Venice Mtl.

     

    Taxi et livreur

     

    Avec cette nouvelle branche, l’entreprise entend optimiser le temps des chauffeurs d’UberX lorsqu’il y a des moments moins achalandés dans la journée. « Nos partenaires UberX actuels peuvent aussi devenir livreurs quand ils trouvent que c’est tranquille. C’est une option intéressante pour eux, surtout s’ils se trouvent à proximité des restaurants », fait valoir M. Perowne.

     

    Conscient des enjeux de congestion du centre-ville, UberEATS fait aussi appel à des livreurs à vélo, qui pourront ainsi éviter les embouteillages et livrer les repas dans les 15 minutes suivant leur préparation.

     

    L’engouement pour cette nouvelle application ne tardera pas, prévient Germain Belzile. Le chercheur ne s’étonnerait pas de voir Uber se lancer également dans la livraison de colis à domicile avec la popularité des achats en ligne.

     

    Il souligne d’ailleurs que, puisque l’application UberEATS ne propose pas le transport de personne, elle est considérée comme légale et ne s’inscrit pas dans l’actuel projet-pilote.

     

    « L’arrivée de UberEATS démontre que c’est futile de vouloir réglementer une telle technologie, parce que le gouvernement se retrouve toujours un pas en arrière lorsqu’on parle d’innovation. Lorsqu’Uber a développé son concept de taxi, il a donné naissance à un concept innovateur qui peut se décliner dans plusieurs domaines », dit M. Belzile.













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