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    CHU Sainte-Justine et CHUM: regrouper n’est pas fusionner, dit Barrette

    Le ministre et les professionnels de l’hôpital pédiatrique n’ont pas la même vision des choses

    13 octobre 2017 |Améli Pineda | Santé
    Les professionnels de l’hôpital Sainte-Justine se mobilisent pour empêcher la fusion de leur établissement avec le CHUM.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les professionnels de l’hôpital Sainte-Justine se mobilisent pour empêcher la fusion de leur établissement avec le CHUM.

    Le ministre de la Santé Gaétan Barrette s’engage à trouver une façon de garantir que le regroupement administratif de l’hôpital Sainte-Justine et du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) ne rimera jamais avec leur fusion.

     

    « Si on doit garantir la non-fusion parce qu’il y a des inquiétudes, je crois que c’est quelque chose de faisable », assure M. Barrette en entrevue avec Le Devoir.

     

    Jeudi, le Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) de l’hôpital Sainte-Justine a lancé Aimer. Défendre. Ensemble, protégeons l’avenir du CHU Sainte-Justine, une campagne de mobilisation en faveur de l’autonomie de l’institution.

     

    Le personnel de l’hôpital pédiatrique s’inquiète du futur de l’établissement depuis le regroupement de la direction et du conseil d’administration avec le CHUM, en septembre 2015.

     

    Le CMDP compte sur plusieurs appuis dans cette lutte, notamment celui de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Des professeurs émérites de pédiatrie de l’Université de Montréal ont également signé une lettre pour dénoncer le « mariage forcé » et en demander l’annulation.

     

    Au lendemain du remaniement qui l’a épargné, le ministre s’est pour la première fois engagé à rassurer le personnel de l’établissement pédiatrique. « Je vais trouver une façon de leur garantir qu’il n’y aura pas de fusion. Il y a moyen de s’adresser à cette préoccupation. Je suis en réflexion », a-t-il souligné.

     

    Le ministre a toutefois insisté sur la distinction entre un « regroupement » et une « fusion ».

     

    « Le regroupement a été fait et il est terminé. Il n’y a pas d’autre étape, souligne-t-il. Leur crainte, que je comprends, n’est pas justifiée, puisque personne ne souhaite une fusion. Leur démarche est basée totalement sur une inquiétude de voir, un jour, dans cinq, dix ou même vingt ans, la fusion de ces deux institutions. »

     

    Pas question de reculer, prévient-il, puisque le nouveau C.A. « fonctionne très bien », dit-il.

     

    La présidente du CMDP, Valérie Lamarre, croit que l’engagement du ministre est un pas dans la bonne direction.

     

    Toutefois, elle estime que l’autonomie de l’hôpital Sainte-Justine ne sera réellement garantie qu’avec une direction indépendante, qui se consacre « à temps plein » à sa mission.

     

    « Au lieu de bricoler un texte pour protéger Sainte-Justine, pourquoi ne pas simplement lui donner son propre C.A. et son propre d.g. comme prévu à l’article 8 de la loi 10 ? » fait-elle valoir.

     

    Dans une récente entrevue avec Le Devoir, le p.-d.g. des deux établissements regroupés, Fabrice Brunet, a confirmé la rumeur selon laquelle ce regroupement était son idée.

     

    « On m’a proposé de prendre [la direction] du CHUM, mais je leur ai dit que je ne voulais pas laisser Sainte-Justine. La solution qu’on a proposée, c’est un regroupement », avait confié M. Brunet.













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