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    En Europe, 16% des nouveaux cas d’infection au VIH sont dépistés chez les plus de 50 ans

    2 octobre 2017 |Isabelle Paré | Santé
    L’augmentation annuelle a même atteint 8% en Allemagne, 3,9% en Belgique et 5,4% en Irlande.
    Photo: Ted Aljibe Agence France-Presse L’augmentation annuelle a même atteint 8% en Allemagne, 3,9% en Belgique et 5,4% en Irlande.

    Longtemps associé aux jeunes ou même aux seules personnes homosexuelles, le VIH touche de plus en plus de personnes de 50 ans et plus. Les quinquagénaires comptent même pour 16 % des nouveaux cas diagnostiqués en Europe, selon une étude publiée dans le journal médical The Lancet.

     

    La même étude constate que, dans cette tranche d’âge autrefois peu associée aux infections au VIH, les nouveaux cas ont augmenté en moyenne de 2 % par année depuis 2004, alors qu’ils stagnent dans les autres groupes d’âge.

     

    L’étude, réalisée en révisant les infections diagnostiquées entre 2004 et 2015 chez plus de 54 000 quinquagénaires, établit l’incidence du VIH à 2,6 cas par 100 000 habitants dans cette couche de la population. La croissance a été observée dans 16 pays d’Europe, notamment en Belgique, en Bulgarie, en République tchèque, en Estonie, en Allemagne, en Grèce, en Norvège et au Royaume-Uni. Seul le Portugal rapporte une diminution des cas d’infection au VIH dans cette tranche d’âge.

     

    L’augmentation annuelle a même atteint 8 % en Allemagne, 3,9 % en Belgique et 5,4 % en Irlande. Selon The Lancet, la prévalence du VIH chez les plus vieux aurait aussi augmenté aux États-Unis et au Canada.

     

    Augmentation de l’espérance de vie

     

    Selon la revue scientifique, cette croissance s’explique en partie par l’augmentation de l’espérance de vie et par le fait que de plus en plus de personnes atteintes se découvrent séropositives après l’âge de 50 ans.

     

    Alors que les nouveaux cas d’infection stagnent chez les jeunes, la proportion des personnes âgées croît sans cesse dans le fardeau total que fait peser le VIH sur l’ensemble de la population.

     

    Dans cette tranche plus âgée, les chercheurs constatent que la découverte de la séropositivité se fait aussi tardivement. Les personnes atteintes affichent donc une sérologie beaucoup plus élevée que les jeunes quand elles reçoivent un diagnostic.

     

    Dans les cas observés, on comptait plus d’hommes que de femmes infectés, la majorité ayant contracté le virus lors de relations hétérosexuelles.

     

    Ces tendances, observent les auteurs, laissent penser que les personnes de cet âge se sentent très peu concernées par les risques inhérents au VIH et sont moins informées que les populations plus jeunes.

     

    À la lumière de ces données, les chercheurs estiment qu’il est urgent de lancer des campagnes d’information sur le VIH ciblant les adultes plus âgés et d’accroître la sensibilisation des travailleurs de la santé et des médecins à ce nouveau phénomène.

     

    Au Canada, l’Agence de la santé du Canada estime à environ 75 000 le nombre de personnes vivant avec le VIH, dont 21 % ignoreraient être infectées.













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