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    Ceux qui passent au numérique y restent

    20 avril 2017 |Catherine Lalonde | Médias
    Le numérique est la source principale d’information de la moitié des moins de 35 ans, alors que les médias traditionnels, télé en tête, gardent l’intérêt des trois quarts de leurs aînés.<br />
 
    Photo: Marco Piunti Getty Images Le numérique est la source principale d’information de la moitié des moins de 35 ans, alors que les médias traditionnels, télé en tête, gardent l’intérêt des trois quarts de leurs aînés.
     

    Aucun des consommateurs qui se mettent à l’information numérique n’envisage ensuite un retour en arrière, et la fréquentation des médias numériques fait désormais partie de leurs rituels. Telles sont quelques-unes des conclusions, somme toute fort prévisibles, du rapport de recherche Les transformations dans les manières de s’informer au Québec (2011-2016), dévoilé mercredi par le Centre d’études sur les médias.

     

    La recherche qualitative de Daniel Giroux, Serge Proulx et Seima Souissi serait la seule de ce genre effectuée depuis 2009, selon les auteurs, alors carrément « à une autre époque » numérique. « Trois Québécois sur dix s’informaient alors par l’entremise du numérique chaque jour. On en dénombre maintenant neuf sur dix », écrivent les chercheurs, et toutes les tranches d’âge se retrouvent désormais consommateurs d’information numérique. C’est à partir d’une enquête sur un échantillon de 28 personnes que ces nouvelles conclusions se dessinent.

     

    Et quelles sont-elles ? Si un grand nombre de Québécois s’est tourné vers les supports numériques, « l’information sur support traditionnel a encore beaucoup d’adeptes : 86 % des Québécois les utilisent en parallèle. L’information télévisée rejoint 8 Québécois sur 10, pendant que les versions imprimées des quotidiens en intéressent le tiers seulement », lit-on.

     

    Le numérique est la source principale d’information de la moitié des moins de 35 ans, alors que les médias traditionnels, télé en tête, gardent l’intérêt des trois quarts de leurs aînés.

     

    Les consommateurs d’information numérique apprécient la richesse et la diversité des sources et des contenus, même s’ils ne vont s’abreuver dans les faits qu’à quelques-unes. La possibilité de cibler les nouvelles selon ses intérêts, la gratuité, la mobilité et l’interactivité est un autre avantage nommé lors de l’enquête.

     

    La douce vengeance des « vieux médias » tient dans le fait que leur rigueur et leur fiabilité sont reconnues et que leurs versions numériques constituent souvent l’ancrage de l’information en ligne. Les réseaux socionumériques sont jugés peu fiables. Et « l’information en ligne peut cependant devenir un important bouffe-temps », notent les chercheurs, et la profusion des contenus devenir un labyrinthe.

     

    Les auteurs mentionnent que le paysage poursuit sa transformation, et que simplement entre la fin de l’enquête et le dévoilement de ses résultats, six quotidiens de Capitales Médias ont lancé une appli mobile, comme de nombreux hebdomadaires, ainsi, n’est-ce pas, que votre Devoir.













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