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    Faubourg Contrecoeur

    Frank Zampino minimise le rôle de Bernard Trépanier

    Le témoignage de l’ex-numéro 2 de la Ville se poursuivait vendredi au palais de justice

    2 septembre 2017 |Jeanne Corriveau | Justice
    <p>Bien qu’il ait participé à plusieurs événements de financement d’Union Montréal, Frank Zampino assure qu’il ne jouait aucun rôle décisionnel au sein du parti politique dirigé par Gérald Tremblay.</p>
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

    Bien qu’il ait participé à plusieurs événements de financement d’Union Montréal, Frank Zampino assure qu’il ne jouait aucun rôle décisionnel au sein du parti politique dirigé par Gérald Tremblay.

    Frank Zampino et l’ex-responsable du financement d’Union Montréal, Bernard Trépanier, ont beau être des amis de longue date, jamais ils n’ont discuté des détails du projet immobilier du Faubourg Contrecoeur ou échangé d’informations privilégiées à ce sujet, a affirmé vendredi l’ancien bras droit de Gérald Tremblay, au 4e jour de son témoignage.

     

    Frank Zampino a connu Bernard Trépanier lorsqu’il s’est lancé en politique comme candidat au poste de conseiller municipal à Saint-Léonard en 1986. M. Trépanier était organisateur politique. L’homme surnommé « Monsieur 3 % » a par la suite travaillé à toutes les campagnes électorales de Frank Zampino jusqu’à ce que celui-ci quitte la vie politique en 2008. « Il était très proche de ma famille et c’est devenu un ami », a indiqué Frank Zampino à la cour.

     

    Arrêté en 2012 par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) en même temps que Frank Zampino, l’entrepreneur Paolo Catania et cinq autres personnes liées au dossier du Faubourg Contrecoeur, Bernard Trépanier doit subir un procès distinct en raison de ses problèmes de santé.

     

    Le 357C

     

    Même si Gérald Tremblay a congédié Bernard Trépanier en 2006, celui-ci est demeuré actif dans le financement d’Union Montréal pendant plusieurs années, a confirmé Frank Zampino.

     

    Et c’était un habitué de l’hôtel de ville qui, lors de ses visites impromptues, allait saluer les élus qu’il connaissait, comme Claude Dauphin, Marcel Tremblay, Cosmo Maciocia, Sammy Forcillo et Francine Senécal. « Il aimait être proche des gens qui prennent les décisions », a dit M. Zampino. C’était un organisateur politique « de la vieille école », a-t-il dit.

     

    Dans son témoignage en avril dernier, l’ingénieur Michel Lalonde, ex-p.-d.g. du Groupe Séguin, avait décrit Bernard Trépanier comme une courroie de transmission entre Frank Zampino et les différents acteurs du dossier du Faubourg Contrecoeur, dont lui-même et Paolo Catania.

     

    Frank Zampino a rejeté en bloc les affirmations de Michel Lalonde. Il a déclaré n’avoir jamais discuté des détails du dossier avec Bernard Trépanier ni lui avoir fourni d’informations privilégiées. Il a également nié avoir suggéré, lors d’un cocktail de financement au printemps 2005, que Construction F. Catania soit considérée pour le projet. « Je n’étais pas impliqué dans ce dossier à ce moment-là », a-t-il fait valoir à la cour.

     

    Il a relaté qu’en mars 2007 Bernard Trépanier s’était présenté à une réunion de travail qui se déroulait au restaurant 357C en présence, notamment, de Cosmo Maciocia et de Martial Fillion, directeur général de la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM). « Je lui ai demandé de partir parce que ça concernait le Faubourg Contrecoeur », a expliqué Frank Zampino. « Bernard Trépanier n’avait aucun rôle à jouer dans le Faubourg Contrecoeur ni dans aucun autre dossier de la Ville. »

     

    C’est pourtant M. Trépanier qui est intervenu auprès du bureau de la ministre de l’Environnement de l’époque, Line Beauchamp, quand la découverte de couleuvres brunes sur le site Contrecoeur a menacé de compromettre le démarrage du projet. « Je ne lui ai pas demandé de le faire. Il a appelé François Crête [directeur de cabinet de la ministre],car il le connaissait personnellement », a expliqué M. Zampino.

     

    Bernard Trépanier aurait aussi participé à plusieurs réunions portant sur le projet immobilier, ce qu’ignorait Frank Zampino : « Si je l’avais su, j’aurais exigé qu’il se retire. »

     

    Rencontres d’usage

     

    L’ex-élu a confirmé avoir assisté à trois ou quatre rencontres de travail au restaurant 357C relativement au dossier du Faubourg Contrecoeur : « Il n’y avait rien de mystérieux ou de clandestin à propos de ces rencontres au 357C », a-t-il tenu à signaler au juge Yvan Poulin.

     

    Bien qu’il ait participé à plusieurs événements de financement d’Union Montréal, Frank Zampino assure qu’il ne jouait aucun rôle décisionnel au sein du parti politique dirigé par Gérald Tremblay.

     

    Le témoignage de Frank Zampino se terminera mardi midi, a indiqué son avocate, Me Isabel Schurman. L’ancien élu sera ensuite contre-interrogé par la Couronne.

     

    Accusé de fraude, de complot et d’abus de confiance, Frank Zampino est considéré par la poursuite comme un acteur central dans un stratagème visant à favoriser Construction F. Catania pour la réalisation du projet immobilier Faubourg Contrecoeur dans l’est de Montréal.













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