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    Une église de Halifax veut se défaire du nom du fondateur de la ville

    18 septembre 2017 | Brett Bundale - La Presse canadienne à Halifax | Éthique et religion
    En 1749, Edward Cornwallis s’était engagé à verser une prime à quiconque lui rapporterait un scalp de Micmac, adulte comme enfant, avec pour objectif d’expulser ces autochtones de la région.
    Photo: Andrew Vaughan La Presse canadienne En 1749, Edward Cornwallis s’était engagé à verser une prime à quiconque lui rapporterait un scalp de Micmac, adulte comme enfant, avec pour objectif d’expulser ces autochtones de la région.

    Une église baptiste de Halifax souhaite se distancier d’un élément controversé de l’histoire de la capitale néoécossaise : son fondateur.

     

    La Cornwallis Street Baptist Church, fréquentée par la communauté néoécossaise de descendance africaine, veut changer de nom.

     

    Fondée par le fils d’un esclave il y a 185 ans, l’église, dont la fondation précède celle de la fédération canadienne, a invité les membres de sa congrégation à lui soumettre des suggestions pour remplacer le nom du colonel Edward Cornwallis, fondateur de la ville d’Halifax.

     

    La pasteure Rhonda Britton explique que ce nom comporte « une connotation négative pour nos frères et soeurs micmacs ».

    Photo: Andrew Vaughan La Presse canadienne
     

    En 1749, Edward Cornwallis s’était engagé à verser une prime à quiconque lui rapporterait un scalp de Micmac, adulte comme enfant, avec pour objectif d’expulser ces autochtones de la région.

     

    Certains réclament que son nom soit effacé de la toponymie, mais d’autres s’opposent à ce qu’ils décrivent comme une tentative de « réécrire » l’histoire ou de juger un personnage historique sous une perspective moderne.

     

    « On ne peut pas l’effacer de l’histoire et on ne veut pas le faire non plus, parce qu’il est important de connaître sa propre histoire et de s’en souvenir, a exposé la pasteure. Mais on n’a pas à ériger des statues et à glorifier cette histoire horrible. »

     

    En Nouvelle-Écosse, la municipalité d’Amherst envisage des démarches similaires après que le maire de Montréal a annoncé la semaine dernière que la rue portant le nom du général britannique Jeffery Amherst serait rebaptisée.

     

    Le général Amherst est notamment passé à l’histoire car il aurait donné aux autochtones des couvertures infectées par la variole dans les années 1700.













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