Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    En Colombie, un nouveau défi attend le pape François

    5 septembre 2017 | Kelly Velasquez - Agence France-Presse à la Cité du Vatican | Éthique et religion
    Le souverain pontife sera en Colombie du 6 au 11 septembre prochains.
    Photo: Andreas Solaro Agence France-Presse Le souverain pontife sera en Colombie du 6 au 11 septembre prochains.

    Le voyage du pape François cette semaine en Colombie constitue un nouveau défi pour celui qui en a déjà relevé plusieurs en Amérique latine, sa terre d’origine, depuis son élection en 2013.

     

    Après le Brésil (en 2013), l’Équateur, la Bolivie et le Paraguay (en 2015), Cuba (en 2015 et 2016), le Mexique (en 2016), le pape se rendra au Chili et au Pérou du 15 au 21 janvier.

     

    Le pape argentin a joué un rôle clé dans le processus de paix qui a conduit, cette année, au premier cessez-le-feu bilatéral jamais conclu entre les autorités colombiennes et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) après plus d’un demi-siècle d’un conflit sanglant.

     

    « Avec ce voyage, le pape dit à l’ensemble de la région qu’un cycle est arrivé à son terme », estime Gianni La Bella, spécialiste de l’Amérique latine au sein de la communauté catholique de Sant’Egidio. « Il dit aussi que le conflit armé est derrière nous, qu’il n’est plus justifié et que les chrétiens ont choisi le chemin de la non-violence », précise-t-il.

     

    La crise au Venezuela

     

    Le chef de l’Église catholique s’emploie aussi à venir en aide au Venezuela voisin, pour que le pays trouve une issue à la profonde crise politico-économique qu’il traverse.

     

    Il a déclaré en mai qu’il était d’accord pour que le Vatican reprenne le rôle de « facilitateur » entre l’opposition et le gouvernement du président Nicolas Maduro, après l’échec d’une première médiation en 2016.

     

    « Au Venezuela, la situation est bloquée. Les efforts du Saint-Siège en faveur du dialogue ont échoué », estime Gianni La Bella.

     

    Transition à Cuba

     

    Le pape a pesé de tout son poids pour faciliter le rapprochement diplomatique historique entre Cuba et les États-Unis en 2015.

     

    Mais le Vatican est resté silencieux après les tensions apparues entre les deux pays depuis l’élection de Donald Trump à la Maison-Blanche. Le nouveau président américain a menacé de faire machine arrière si La Havane n’offrait pas plus de contreparties sur les droits de l’homme ou l’économie de marché.

     

    « Le Saint-Siège fait la même chose que Cuba : attendre et voir si les annonces de Trump se transforment en mesures concrètes avant de s’exprimer », explique Luis Badilla, fondateur du site spécialisé Il Sismografo, proche du Vatican.

     

    À l’occasion de sa visite au Mexique en février 2016, le souverain pontife a exhorté les Mexicains à « oser rêver » d’une vie libérée du crime dans une région déchirée par la violence entre gangs de la drogue.

     

    « Je comprends que, souvent, il devient difficile de sentir qu’on est une richesse quand nous voyons des amis ou des proches continuellement exposés à se perdre à cause du narcotrafic, des drogues, des organisations criminelles qui sèment la terreur », avait-il déclaré devant 100 000 jeunes.

     

    « Ce n’est pas vrai que la seule manière de vivre, de pouvoir être jeune, c’est de remettre sa vie entre les mains du narcotrafic ou de tous ceux qui ne font que semer la destruction et la mort », avait-il ajouté.

     

    Pauvreté et corruption

     

    Selon Luis Badilla, le voyage du pape sera aussi pour lui l’occasion d’évoquer la violence et la corruption dans des pays comme le Brésil, où un énorme scandale a conduit une partie de la classe politique derrière les barreaux.

     

    En 2015, le pape s’était rendu dans trois des pays les plus pauvres de la région — La Bolivie, l’Équateur et le Paraguay — et il avait demandé pardon pour les crimes commis contre les peuples indigènes par l’Église catholique durant la conquête espagnole.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.