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    Sauvé par sa citoyenneté canadienne

    Le pasteur libéré par Pyongyang estime être encore en vie grâce à sa nationalité

    Le pasteur canadien Hyeon Soo Lim en compagnie des membres de l’Église presbytérienne coréenne de la Lumière à Mississauga, en Ontario, le 13 août dernier
    Photo: Cole Burston Agence France-Presse Le pasteur canadien Hyeon Soo Lim en compagnie des membres de l’Église presbytérienne coréenne de la Lumière à Mississauga, en Ontario, le 13 août dernier

    Le pasteur canadien Hyeon Soo Lim, libéré au début du mois par la Corée du Nord après plus de deux ans de détention, a estimé devoir à sa citoyenneté canadienne d’être encore en vie.

     

    « Si j’étais seulement coréen, ils m’auraient peut-être tué […] comme je suis canadien, ils ne pouvaient pas, car ils ne tuent pas les étrangers », a déclaré le pasteur d’origine coréenne dans un entretien avec la chaîne publique CBC, diffusé dimanche.

     

    À la journaliste qui lui demandait s’il pensait que sa nationalité canadienne lui avait sauvé la vie, le pasteur a répondu : « je pense que oui ».

     

    Le pasteur Hyeon Soo Lim de l’Église presbytérienne coréenne de la Lumière, 63 ans, avait été arrêté en janvier 2015 et accusé d’actes subversifs contre le régime nord-coréen, ce que les autorités canadiennes avaient vigoureusement démenti.

     

    Il avait été libéré « pour raison médicale » le 9 août, alors qu’il purgeait une peine de travaux forcés à perpétuité.

     

    Il a affirmé qu’il n’avait « jamais prêché » en Corée du Nord, soulignant que ses voyages avaient un but uniquement humanitaire, notamment pour s’occuper d’un hospice et d’un orphelinat fondés par son église.

     

    Le pasteur Lim, qui n’avait pratiquement pas parlé anglais pendant ses deux ans et demi de détention, a répondu à la plupart des questions de CBC en coréen.

     

    Il a indiqué avoir été contraint d’avouer avoir mené des activités subversives : « Ils ont écrit ce que je devais dire et j’ai suivi », a-t-il dit sur les ondes de la télévision d’État.

     

    Le pasteur a affirmé ne pas avoir subi de violences et avoir été traité correctement pendant sa détention, même s’il a été contraint à des travaux dans des conditions difficiles. « Les travaux forcés, c’est dur », a-t-il dit en souriant.

     

    Interrogé sur les vives tensions entre la Corée du Nord et les États-Unis, le pasteur a déclaré : « Ils pensent qu’ils sont faibles et menacés par les États-Unis qui veulent les tuer. C’est pourquoi ils préparent des armes nucléaires et se disent : pourquoi les États-Unis seraient-ils autorisés à avoir ces armes nucléaires et pas la Corée du Nord ? »

     

    Le pasteur Lim a remercié les autorités canadiennes de leur aide et de leurs efforts pour obtenir sa libération et affirmé qu’il n’en voulait pas à la Corée du Nord et n’hésiterait pas à y retourner s’il y était autorisé.













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