Le sud du Québec sous le smog

Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir

L’avertissement de smog émis dimanche soir pour une bonne partie du sud du Québec devrait se poursuivre mardi et possiblement jusqu’à mercredi matin, soutient Environnement Canada.

Les régions de la Belle Province touchées par l’avertissement sont la vallée du Saint-Laurent, de Montréal jusqu’à Québec, ainsi que l’Estrie, la Beauce et Montmagny.

L’avertissement a été émis à la suite de l’augmentation des particules fines dans l’air dimanche soir.

Cette situation est probablement attribuable à l’utilisation du chauffage au bois en raison des températures fraîches, aux transports, aux voitures et à l’activité industrielle, soupçonne l’agence fédérale.

Les conditions d’air sont stables dans les régions touchées, a soutenu le météorologue d’Environnement Canada, Bruno Marquis, en entrevue avec La Presse canadienne.

« Il n’y a pas beaucoup de circulation de l’air, a-t-il expliqué. Les vents sont calmes. Tous les polluants qui se retrouvent près de la surface n’ont pas de place où aller et se déplacent très peu. »

M. Marquis a illustré que le smog se bâtit de jour en jour. « Quand on a plusieurs journées de beau temps, les concentrations augmentent et persistent jusqu’à ce qu’il y ait un bon système météo qui amène beaucoup de vents pour disperser toute cette pollution. »

Cette brume jaunâtre composée de polluants atmosphériques peut avoir plusieurs effets néfastes sur la santé. Elle peut causer des difficultés respiratoires, de la toux et des irritations aux yeux.

Le smog peut causer une aggravation des symptômes chez les personnes atteintes de maladies cardiorespiratoires comme l’asthme, la bronchite ou l’emphysème. Durant les épisodes de smog, les personnes vulnérables devraient éviter de pratiquer des activités physiques à l’extérieur.

La population des régions concernées peut mettre en vigueur certaines mesures simples qui aideront à réduire le smog : éviter d’utiliser des appareils de chauffage au bois, privilégier le transport collectif et le covoiturage et ne pas laisser tourner inutilement le moteur de l’automobile.

6 commentaires
  • Claude Bariteau - Abonné 13 novembre 2017 10 h 28

    Information manquante.

    Cette information est simple : d'où vient ce smog ?

    N'est-ce pas des activités associées au charbon tant au Canada qu'aux États-Unis connues pour être la source première du smog ?

    Il me semble que La Presse canadienne devrait être plus précise lorsqu'elle fait écho au smog.

    • Normand Bélair-Plessis - Abonné 13 novembre 2017 12 h 24

      Bien voyons, jamais un organisme gouvernementale oserait pointer du doigt une compagnie et/ou un pays!
      Pensez-vous! Imaginez-vous le gouvernement prendre une position! Voyons donc!

    • Bernard Terreault - Abonné 13 novembre 2017 12 h 29

      Ça ne vient pas seulement du charbon. Nos propres émissions de gaz et de poussières fines, dûes aussi bien au chauffage des bâtiments, à l'échapppement des véhicules et aux usines de toutes sortes y contribuent.

    • David Huggins Daines - Abonné 13 novembre 2017 14 h 48

      Vous avez sûrement remarqué que dernièrement à Montréal, il a fait très froid, avec très peu de vent, et il sentait la boucane partout.

      Le smog est surtout causé par des particules fines, qui sont principalement émis par la combustion du bois et du diésel. L'usage du charbon est pratiquement nul au Québec et en Ontario, ce dernier ayant fermé tous ses centrales au charbon depuis quelques ans.

    • Claude Bariteau - Abonné 13 novembre 2017 14 h 58

      M. Terreault, il st connu que la baisse du smog à Montréal et au Québec fut essentiellement attribué à la baisse de la production d'énergie à l'aide du charbon. Aussi, il m'apparaît surprenant que la hausse de cette production dans les États américains frontaliers et le maintien de cette production au Canada n'y soitent pas associés, ce qui n'implique pas l'impact des autres agents pollueurs, celui du charbon ayant été le plus important et l'est toujours.

    • Jacques Morissette - Abonné 14 novembre 2017 09 h 15

      Bien d'accord avec vous, hypothétiquement. Ce sont peut-être des émanations de particules de charbon que le bouffon de Trump a permis de ré-ouvrir aux States et qui veut retourner à l'âge des cavernes, moins pour faire travailler les gens que pour se faire du minable capital politique.