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    Tout le monde debout, voici l’hymne national!

    13 octobre 2017 | Alain Stanké Le 26 septembre 2017 | Actualités en société

    Le dernier courroux de Trump (avant les autres, qui ne devraient pas tarder) concerne les joueurs de football américains qui refusent de se lever lors de l’exécution de l’hymne national au début des parties. Loin de moi l’idée d’entrer dans le débat, mais cela me donne l’occasion de remettre en question certaines pratiques saugrenues auxquelles nous nous sommes habitués sans ronchonner.

     

    Exemple : l’habitude d’applaudir le pilote à chaque atterrissage. L’humoriste Pierre Desproges, qui lui aussi trouvait cette pratique grotesque, s’est déjà demandé pourquoi on n’applaudirait pas aussi le plombier lorsque celui-ci réussit à déboucher la toilette. Il a bien fait son travail, comme le pilote ? Vous l’avez payé ! Tout comme le pilote. Merci, bonjour. Même logique, même combat.

     

    Depuis une éternité — durant laquelle on nous a présenté les parties de hockey, de football, et bien d’autres —, on a pris l’habitude de nous faire entendre l’hymne national des équipes qui s’affrontent sur le terrain. Démarrer en grande pompe la moindre joute (jusqu’à la plus minable) avec l’hymne national du Canada et le Star-Spangled Banner — quand l’équipe adverse est américaine — ajoute vraisemblablement du gallon à la rencontre sportive, mais n’ennoblit pas pour autant ces chants solennels créés à l’origine pour honorer la patrie et ses défenseurs.

     

    Hors le plaisir de voir Ginette Reno chanter durant trois minutes sur mon écran plat, je ne vois réellement pas où est l’intérêt de jouer l’Ô Canada au Centre Bell lors des matchs de hockey et jamais lorsqu’on entre faire nos emplettes à Canada Tire, ou chez Costco ? En vertu de quel principe les événements sportifs seraient-ils plus patriotiques que nos visites chez l’épicier ou le quincaillier ? Un coup parti, vu la quantité d’articles importés d’Asie que l’on trouve dans nos échoppes, je suggérerai que l’on y joue aussi le Kimi oa yo — l’hymne national japonais — ou peut-être aussi La marche des volontaires — l’hymne chinois —, dont les paroles ne devraient pas déplaire à Donald Trump, puisqu’elles disent : « Debout ! C’est avec notre chair que nous allons bâtir notre NOUVELLE GRANDE MURAILLE ! »













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