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    Comprendre l’un des pires volets de l’histoire au Musée de l’holocauste de Montréal

    Regard sur le long cheminement qui a mené à une folie meurtrière

    12 août 2017 | Benoît Legault - Collaborateur | Actualités en société
    Des visiteurs dans la salle de commémoration où sont écrits les noms des milliers de villes, villages et shtetls en Europe et en Afrique du Nord qui ont été tyrannisés par les nazis et leurs collaborateurs.
    Photo: Vadim Daniel Musée de l’Holocauste à Montréal Des visiteurs dans la salle de commémoration où sont écrits les noms des milliers de villes, villages et shtetls en Europe et en Afrique du Nord qui ont été tyrannisés par les nazis et leurs collaborateurs.

    Le Musée de l’holocauste à Montréal mérite une visite pour qui veut comprendre l’un des pires volets de l’histoire de l’humanité, et ce, d’une manière portée vers l’espoir.

     

    « Les visiteurs ne sortent pas d’ici bouleversés et tristes. Ils partent plutôt sensibilisés et outillés pour percevoir des signes avant-coureurs de catastrophes sociales basées sur le racisme et la ségrégation », explique Audrey Licop, porte-parole de ce musée appelé jusqu’en janvier dernier Centre commémoratif de l’holocauste.

     

    « Beaucoup de gens pensaient qu’un centre commémoratif, ça ne se visite pas, alors il valait mieux changer de nom, d’autant que nous sommes reconnus comme une institution muséale par le gouvernement du Québec depuis 2002. »

     

    Dans ce musée, on ne voit pas d’images d’amas de cadavres. « Ce genre d’images manque de respect envers les victimes, d’une part, et d’autre part ce n’est pas le genre de description de l’histoire que nous préconisons », dit Mme Licop. On y présente de manière objective le long cheminement qui a mené à la folie meurtrière de l’holocauste.

    Photo: Vadim Daniel Musée de l’Holocauste à Montréal Un carnet en forme de cœur offert à Auschwitz pour le 20e anniversaire d’une prisonnière.
     

    On apprend comment les Juifs, en Allemagne mais aussi dans toute l’Europe et ailleurs, ont été progressivement marginalisés et présentés comme un danger pour la société. L’exposition suscite une réflexion profonde. Il faudrait s’accorder deux ou même trois heures pour visiter ce musée, pour lire et visualiser ses nombreux documents, comme d’ailleurs la Bibliothèque juive de Montréal, dans le même bâtiment.

     

    Particularité

     

    Le Musée de l’holocauste accueille quelque 17 000 visiteurs par année, dont près de 10 000 font partie de groupes scolaires de la 6e année à l’université.

     

    « C’est peu, mais il n’est pas facile d’attirer des gens à Montréal où il y a tant de grands musées et d’événements. Nous avons un petit budget de promotion, que nous consacrons notamment à des publicités dans le métro », dit Audrey Licop, une Française d’origine qui a travaillé au Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane avant son arrivée dans la métropole, il y a 10 ans. Les visiteurs sont également répartis entre francophones et anglophones.

     

    « Une particularité du musée est que tous les objets présentés appartiennent à des Juifs venus s’installer à Montréal après l’holocauste — la majorité étant des survivants de ghettos, ce qui est spécial aussi », note-t-elle.

     

    Le Musée de l’holocauste est subventionné par la Fédération juive de Montréal et le ministère québécois de la Culture et des Communications. 5151, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, % 514 345-2605, museeholocauste.ca













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