Trois plaintes d’inconduites sexuelles déposées au Collège des médecins

La sortie du collège survient quelques jours après les allégations de harcèlement sexuel faites à Radio-Canada par une employée à l’égard d’un médecin du Centre de santé universitaire McGill (CUSM).
Photo: iStock La sortie du collège survient quelques jours après les allégations de harcèlement sexuel faites à Radio-Canada par une employée à l’égard d’un médecin du Centre de santé universitaire McGill (CUSM).

Dans la foulée du mouvement d’allégations d’agressions ou de harcèlement sexuels #Moiaussi survenu sur les réseaux sociaux, le Collège des médecins du Québec a reçu trois plaintes du public en un mois et invite les personnes qui auraient subi une forme ou une autre d’inconduite sexuelle à faire de même.

Dans un communiqué diffusé lundi, la corporation médicale a rappelé que sa politique de tolérance zéro à l’égard de ce genre de comportements s’appliquait non seulement aux relations entre médecins et patients, mais aussi aux employés, aux stagiaires ou toute autre personne appelée à être en contact avec un médecin.

La sortie du collège survient quelques jours après les allégations de harcèlement sexuel faites à Radio-Canada par une employée à l’égard d’un médecin du Centre de santé universitaire McGill (CUSM). Cette dernière allègue que ses supérieurs et son syndicat n’ont pas agi pour faire cesser le comportement incessant du médecin et poursuit ce dernier pour 360 000 $ en dommages et intérêts.

Le Collège des médecins a confirmé que le médecin visé par la poursuite en question faisait effectivement l’objet d’une enquête disciplinaire de la part du bureau du syndic et qu’une comparution devrait avoir lieu sous peu.

65 plaintes en cinq ans

Selon des chiffres obtenus du Collège, le syndic de la corporation des médecins a reçu depuis cinq ans 65 plaintes liées à des cas d’inconduites sexuelles, dont 23 seulement ont donné lieu à la comparution des médecins visés.

Dans les autres cas, les enquêtes n’ont pas été ouvertes en raison du refus de la victime de témoigner, faute de preuves, ou en l’absence d’une faute démontrée.

« On tient à rappeler que toute personne, pas seulement des patients, peut déposer une plainte auprès du collège », a soutenu Mme Leslie Labranche, relationniste de presse pour le collège, affirmant que le syndic reçoit environ 12 ou 13 plaintes d’inconduite sexuelle chaque année.

« Il est trop tôt pour dire s’il y aura une augmentation cette année, dit-elle. Est-ce un hasard ? Est-ce dû au récent mouvement d’allégations ? On ne peut tirer de conclusions pour l’instant. »

2 commentaires
  • Denis Paquette - Abonné 14 novembre 2017 00 h 48

    des vieux cochons

    Encore et encore, quand, ca va-t-il, s'arrêter, sommes nous tous, devenus des libidineux, enfin certains disent des vieux cochons

    • Marc Therrien - Abonné 14 novembre 2017 12 h 13

      Mais non, monsieur Paquette. Vous généralisez beaucoup ou vous faites de l’ironie qui révélerait une préoccupation face à ces dévoilements quotidiens d’abus sexuels dans divers milieux. En date du 31 décembre 2016, il y avait 20 052 médecins actifs inscrits au Collège des médecins du Québec exerçant leur profession au Québec. En admettant l'hypothèse que ces 65 plaintes concernaient des individus uniques, on parle alors de .003% des médecins actifs ou de 3 pour 1000 qui transgressent l’interdit. Il n’y a pas encore de quoi développer une paranoïa sur ce sujet.

      Marc Therrien