Un référendum sur le cimetière musulman à Saint-Apollinaire aura lieu dimanche

Le maire de Saint-Apollinaire, Bernard Ouellet
Photo: Francis Vachon Le Devoir Le maire de Saint-Apollinaire, Bernard Ouellet

Saint-Apollinaire — Quarante-neuf personnes décideront par voie référendaire, dimanche, si la région de Québec verra naître son premier cimetière entièrement administré par la communauté musulmane et de propriété exclusivement musulmane.

Le lieu proposé pour le cimetière est situé à Saint-Apollinaire, une municipalité de 6000 habitants, à 35 kilomètres au sud-ouest de Québec.

Peu de personnes voteront, car seulement ceux et celles qui résident à proximité de l’endroit suggéré sont admissibles au vote, incluant les personnes morales.

Les opposants au projet croient que les musulmans devraient être enterrés dans des sections dédiées aux défunts de confession islamiques au sein de cimetières déjà existants.

Or, la communauté musulmane dit mériter les mêmes droits que les autres communautés religieuses, qui possèdent leur propre cimetière.

Le maire de Saint-Apollinaire, Bernard Ouellet, affirme qu’aucune autre solution alternative n’est prévue si le projet de cimetière est rejeté

Mohamed Kesri, qui est à la tête du projet de cimetière musulman, a déjà déclaré qu’advenant une victoire du « non », il se tournera vers les politiciens pour qu’ils appliquent une loi provinciale récemment adoptée, qui permet aux municipalités d’être exemptées de l’obligation de tenir des référendums pour des questions d’urbanisme ou d’aménagement du territoire.

2 commentaires
  • Yvon Bureau - Abonné 14 juillet 2017 16 h 00

    Un NON sera positif.

    Un Oui sera négatif.

    Vive un cimetière pour tous. HUMAINISTE, pour tous les humains. Multiconfessionnel.

    Pour disparître ensemble, noblement, en paix.

    • Marc Therrien - Abonné 15 juillet 2017 10 h 20

      Vous formulez bien ce choix qui sonne « drôle ».

      Il sera intéressant de voir le choix qui sera fait entre forcer l’inclusion de gens qui s’excluent volontairement en leur disant non ou accepter leur désir de s’exclure en leur disant oui.

      Un non qui inclut et un oui qui exclut. Dans un cas comme dans l’autre, la décision risque d’être mal interprétée par celui qui veut inclure ou par celui qui veut s’exclure.

      Marc Therrien