Un juge de Los Angeles se penche sur le cas de Roman Polanski

L’avocat de Roman Polanski, Harland Braun, a déclaré qu’il tentait de trouver une solution pour cette cause unique. 
Photo: Frederick M. Brown / Getty Images / Agence France-Presse L’avocat de Roman Polanski, Harland Braun, a déclaré qu’il tentait de trouver une solution pour cette cause unique. 

Los Angeles — L’avocat de Roman Polanski a demandé à un juge, lundi, de lui indiquer comment serait puni le réalisateur fugitif s’il retournait à Los Angeles pour mettre un terme à une histoire d’agression sexuelle survenue dans les années 1970.

Le juge Scott Gordon, de la Cour supérieure, a entendu les plaidoiries des deux parties dans la cause, mais n’a donné aucun indice quant à sa décision, affirmant seulement qu’il la rendrait par écrit.

L’avocat de Roman Polanski, Harland Braun, a déclaré qu’il tentait de trouver une solution pour cette cause unique, tandis qu’une procureure a estimé que le cinéaste oscarisé tentait d’obtenir un traitement de faveur et de dicter à distance la façon dont le dossier devrait être résolu.

La procureure Michele Hanisee a déclaré que Roman Polanski devait se présenter en cour pour clore son dossier et a demandé au juge de rejeter ce qu’elle qualifie de tentative de donner à « une riche célébrité un traitement différent de celui qui serait réservé à tout autre fugitif ».

Il s’agissait de la première fois en sept ans qu’un juge de Los Angeles revisitait la cause de Roman Polanski, qui remonte à 1977. Il a été accusé d’avoir donné du champagne et un sédatif à une adolescente de 13 ans avant de la violer, au domicile de l’acteur Jack Nicholson.

Roman Polanski s’est avoué coupable d’avoir eu une relation sexuelle illégale avec une mineure, mais a fui Los Angeles avant de connaître sa peine, en 1978. Depuis, il est demeuré en France, en Pologne et en Suisse.

La victime a déclaré avoir pardonné au réalisateur et croit que le dossier devrait être clos.