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    Anne Guérette songe à une nouvelle taxe sur Airbnb

    12 octobre 2017 | Isabelle Porter à Québec | Ville de Québec
    La chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, croit qu’il faut négocier directement avec les plateformes numériques pour s’assurer du respect de la réglementation municipale.
    Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir La chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, croit qu’il faut négocier directement avec les plateformes numériques pour s’assurer du respect de la réglementation municipale.

    La candidate à la mairie de Québec Anne Guérette songe à imposer une taxe supplémentaire aux gens qui louent leur appartement via la plateforme Airbnb et entend négocier directement avec la multinationale pour s’assurer que la loi est respectée.

     

    « Admettons que je fais 350 $ par mois parce que je loue ma maison. […] Au lieu d’avoir 350 $, disons que j’en ai 250 et que j’en redonne 100 à la municipalité, je n’ai pas de problème avec ça. Moi, je m’enrichis et la ville s’enrichit », a déclaré la candidate à la mairie en entrevue éditoriale avec Le Devoir.

     

    Mme Guérette a évoqué une telle taxe quand Le Devoir lui a demandé de dire où elle irait chercher de nouveaux revenus pour la Ville pour financer ses projets. « On va couper dans les dépenses, puis on va regarder aussi du côté des revenus. Je pense par exemple à tout l’hébergement illégal : il va falloir qu’on règle ça, ce dossier-là. Il y a toute l’économie collaborative où on peut aller chercher des choses. »

     

     

    La chef de Démocratie Québec ajoute qu’il faut négocier « directement avec les plateformes numériques ». « Il faut négocier avec Airbnb, Home Away, il faut négocier avec ces joueurs-là directement. C’est eux qui seront responsables de s’assurer que chaque personne qui fait affaire avec leur plateforme respecte le cadre que la Ville aura mis. »

     

    Une telle taxe, a-t-elle précisé, s’ajouterait à la taxe d’hébergement qui est collectée par le gouvernement du Québec. La chef de Démocratie Québec n’était toutefois pas en mesure de dire combien la Ville pourrait ainsi récolter. Reste également à savoir si la Ville peut le faire en vertu des lois en vigueur qui limitent la capacité des municipalités à imposer de nouvelles taxes.

     

    Flou concernant les taxes foncières

     

    Au chapitre des finances de la Ville, la candidate a semblé confuse lorsque Le Devoir lui a demandé si elle entendait geler les taxes foncières des particuliers ou les baisser. « Oui, on a annoncé une… Qu’est-ce qu’on a annoncé donc… un gel ou une baisse ? Heu… […] J’ai comme un blanc. C’est un gel ou une baisse », a-t-elle hésité avant de rappeler qu’il n’y aurait « pas d’augmentation ».

     

    Sur la question des transports, Mme Guérette plaide que son plan est « très clair », même si sa position sur le troisième lien reste à définir.

     

    « Le troisième lien, si un jour il y a un troisièmelien à Québec, ce ne sera certainement pas avant 10 ans, voire 15, et peut-être jamais », dit la politicienne qui milite pour le lancement à court terme d’un projet de tramway. « Nous sommes prêts pour ce projet-là », a-t-elle dit à propos de la ligne qu’elle souhaite implanter entre Sainte-Foy et le Vieux-Québec.

     

    Avec un exemplaire du livre Pour des villes à échelle humaine de Jan Gehl, posé devant elle, la chef de Démocratie Québec a défendu l’idée d’un « projet de société », de « créer des milieux de vie pour tous ».

     

    Priée de dire si elle était « dans la mauvaise ville » pour défendre de telles idées, la candidate a eu un moment d’émotion. « Je ne suis pas dans la mauvaise ville. Je suis dans la ville où je suis née, où j’ai grandi, la ville que j’aime par-dessus tout. […] Québec, c’est ma maison. C’est ici que je veux contribuer à prendre de bonnes décisions pour la faire grandir, cette ville-là, pour la développer puis la léguer à mes enfants », a-t-elle laissé tomber.

     

    Ikea sous terre

     

    Tout au long de l’entrevue, Mme Guérette a répété qu’elle était « proche des gens », « proche de son monde » et « connectée sur la population ». Lorsqu’on lui a fait remarquer qu’une récente sortie contre le très populaire Ikea pouvait donner l’impression contraire, elle s’est défendue d’en vouloir à la compagnie elle-même. « Pensez-vous vraiment que je ne veux rien savoir d’Ikea ? […] Le problème, ce n’est pas Ikea, c’est le centropolis », a-t-elle dit en parlant de l’aménagement prévu autour du magasin et de la logique des « power centers ».

     

    Québec, dit-elle, aurait pu s’inspirer par exemple de la ville d’Utrecht, aux Pays-Bas, où on a construit un Ikea « en souterrain » avec, au-dessus, des terrains de soccer.
     













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