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    Remaniement: trois ministres en trois ans à la Culture

    Quel sera l'impact sur la politique culturelle attendue?

    12 octobre 2017 |Guillaume Bourgault-Côté | Québec
    La nouvelle ministre de la Culture et des Communications, Marie Montpetit
    Photo: Francis Vachon La Presse canadienne La nouvelle ministre de la Culture et des Communications, Marie Montpetit

    C’est Hélène David qui a lancé le processus de révision de la politique culturelle du Québec. C’est Luc Fortin qui a mené les consultations et la rédaction du projet. Mais c’est une nouvelle venue, Marie Montpetit, qui sera chargée de finaliser le tout. Trois ans, trois ministres : le milieu de la culture s’étonne de tant de mouvement.

     

    « Disons qu’on aimerait un peu de stabilité », confiait mercredi la présidente de l’Union des artistes (UDA), Sophie Prégent. La semaine prochaine, celle-ci célébrera ses quatre ans à la tête de l’UDA avec comme interlocuteur gouvernemental une quatrième ministre (le péquiste Maka Kotto était là en 2013).

     

    Au-delà du mouvement politique qu’il entraîne, le remaniement de mercredi survient dans un contexte particulier en culture : le dépôt du plan d’action de la très attendue politique culturelle du gouvernement — qui n’a pas été mise à jour depuis 1992 — est prévu pour décembre.

     

    Mais selon nos informations, il reste encore beaucoup de travail à abattre pour livrer un plan structurant. L’arrivée d’une nouvelle porteuse de dossier fait aussi craindre à plusieurs intervenants interrogés mercredi un retard dans le processus.

     

    De l’avis général, le ministre Fortin (qui quitte son poste alors même que sa combativité dans le dossier Netflix avait été largement saluée ces deux dernières semaines) avait pris le dossier de la politique culturelle à bras-le-corps. Il avait assisté à une vingtaine de consultations publiques, entendu de vive voix les appréhensions et les attentes d’un milieu qui se retrouve aujourd’hui surpris et déçu.

     

    « On se sentait écouté et c’était quelqu’un qui comprenait bien le terrain et le milieu de la création, dit Sophie Prégent. Il avait gagné beaucoup de galon aussi avec ses sorties sur Netflix. C’est une lourde perte. Mais on va laisser la chance à Marie Montpetit, bien sûr. »

     

    L’Union des écrivaines et des écrivains du Québec (UNEQ) a pour sa part « déploré que M. Fortin doive abandonner son poste » dans la dernière ligne droite de la politique culturelle. « L’UNEQ a encore une fois le sentiment que le gouvernement accorde bien peu d’importance à la continuité dont a besoin le milieu culturel », note la présidente Suzanne Aubry. « Le plan d’action doit être déposé en décembre : ça laisse très peu de temps à Mme Montpetit pour apprendre les dossiers. » La Coalition La culture, le coeur du Québec (CCCQ) a réagi de façon semblable.

     

    Le nouvelle ministre, Marie Montpetit, possède un bagage essentiellement lié au domaine de la santé. Mercredi, elle a fait valoir qu’elle a « étudié pendant près d’une vingtaine d’années la musique [piano et chant]. Donc, je suis très heureuse de pouvoir mettre ça à contribution dans les nouvelles fonctions que j’occupe. J’ai toujours eu une grande passion pour la culture […] je suis excessivement dans ma zone de confort. »













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