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    Remaniement ministériel à Québec: un «style» et un «rythme» différents

    Le PLQ compte sur sa nouvelle génération de députés pour changer d’image

    11 octobre 2017 | Marco Bélair-Cirino - Correspondant parlementaire à Québec | Québec
    La députée de Verdun, Isabelle Melançon, figure sur la liste d’élus «ministrables».
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La députée de Verdun, Isabelle Melançon, figure sur la liste d’élus «ministrables».

    À un an des prochaines élections générales, Philippe Couillard entend donner un « style » et un « rythme » différents à son équipe ministérielle. Pour y arriver, il y injectera du sang neuf à l’occasion d’un remaniement ministériel d’envergure, mercredi matin.

     

    La députée de Verdun, Isabelle Melançon, est apparue mardi soir dans une forme resplendissante à une activité pour célébrer le 150e anniversaire du Parti libéral du Québec dans sa circonscription. Elle n’a toutefois ni confirmé ni infirmé avoir rencontré M. Couillard durant la journée.

     

    Mme Melançon — qui a notamment été directrice de cabinet à la Culture après avoir été responsable des communications à la SODEC (2008-2014) et au PLQ (2005-2007) — figurait sur la liste d’élus « ministrables » entre les mains de M. Couillard. « Je veux être la voix de Verdun à Québec », s’est-elle exclamée l’oeil brillant, devant une cinquantaine de partisans libéraux.

     

    Le whip en chef du gouvernement, Stéphane Billette — qui a dans sa mire un poste de ministre en titre —, a quant à lui assuré que « la jeunesse et la fraîcheur » de Mme Melançon permettent que « ses dossiers soient entendus au Conseil des ministres ». Des propos repris par l’ex-éminence grise du gouvernement libéral, John Parisella, qui, pointant les deux députés, a incité le PLQ à miser sur la nouvelle génération.

     

    Parmi cette « nouvelle génération », les députés Véronyque Tremblay (Chauveau), Marie Montpetit (Crémazie) et André Fortin (Pontiac) — dont les noms ont eux aussi été évoqués — apporteraient un vent de jeunesse au gouvernement, sur papier du moins. L’âge moyen des ministres est actuellement de 54,7 ans.

     

    Trente ministres

     

    Trente chaises étaient sagement alignées mardi soir dans le Salon rouge de l’Assemblée nationale aux côtés des fauteuils réservés à M. Couillard et au lieutenant-gouverneur, J. Michel Doyon, laissant présager un grossissement du Conseil des ministres. Celui-ci est actuellement formé de 26 personnes, en plus de la présidente du caucus libéral, Nicole Ménard, et du whip, Stéphane Billette.

     

    Le coup d’envoi de la « cérémonie d’assermentation » de membres du Conseil des ministres sera donné mercredi à 10 h. Les ministres se réuniront par la suite dans l’édifice Honoré-Mercier, où se trouvent les bureaux du premier ministre.

     

    L’aventure de la « ministre Rita de Santis » s’arrêtera net à ce moment-là. M. Couillard a relevé mardi la députée de Bourassa-Sauvé de ses fonctions de ministre responsable de l’Accès à l’information et de la Réforme des institutions démocratiques.

     

    Mme de Santis a exaspéré ses consoeurs et ses confrères au Conseil des ministres, notamment en multipliant les sorties ratées depuis son arrivée, en janvier 2016. Mme de Santis a convié les membres de sa garde rapprochée à une rencontre mercredi à 10 h.

     

    Le ministre de la Culture, Luc Fortin, se verra pour sa part confier de nouvelles responsabilités. Même chose pour Laurent Lessard, qui cumule actuellement les responsabilités de ministre des Transports et de ministre de l’Agriculture.

     

    En revanche, la vice-première ministre, Lise Thériault, qui a offert sa démission au cours de la dernière année, pourrait perdre du galon. Robert Poëti, qui a été écarté du ministère des Transports dans l’incompréhension, pourrait quant à lui effectuer mercredi un grand retour au gouvernement.

     

    L’opposition officielle a pris pour cible mardi soir le titulaire du ministère de la Santé, Gaétan Barrette. Seule la désignation d’un nouveau ministre de la Santé montrera que Philippe Couillard a « écouté la population », selon elle.

     

    Les couloirs de l’Hôtel du Parlement bruissaient de rumeurs de remaniement ministériel imminent depuis des mois.

     

    Ces rumeurs se sont intensifiées depuis la défaite cinglante du Parti libéral du Québec dans la circonscription de Louis-Hébert. D’ailleurs, plusieurs élus libéraux ont gardé leur téléphone portable à portée de main dans l’espoir de recevoir « l’appel » du cabinet du premier ministre durant le week-end de l’Action de grâce. Certains attendaient toujours mardi soir.

    Avec Sarah R. Champagne













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