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    Lettres

    Intègre sans même avoir gouverné

    14 septembre 2017 | Marcel Perron Neuville, le 11 septembre 2017 | Québec

    Qu’il est facile de montrer patte blanche lorsqu’on n’a pas eu à patauger dans les eaux troubles du pouvoir ! Cette réflexion m’est venue en constatant que le terme « intègre » était inscrit sur l’affiche de la candidate de la CAQ dans Louis-Hébert. Par analogie au monde sportif, ce serait comme souligner la grande propreté de l’uniforme d’un joueur qui est demeuré sur le banc durant la partie…

     

    Évidemment, loin de moi l’idée de sous-estimer l’importance de l’intégrité dans le monde politique. N’avons-nous pas au Québec un gouvernement qui a plus que contribué à « désintégrer » la confiance des électeurs dans la chose politique ? En voulant jouer à Monsieur Net, François Legault se présente comme l’apôtre de l’Immaculée Conception d’un monde politique sans taches.

     

    Cette élection partielle se veut le banc d’essai d’une stratégie de la CAQ pour vérifier la rentabilité du thème de l’intégrité lors du prochain scrutin provincial. En recrutant Sonia Le Bel comme candidate, la CAQ voudra projeter l’image d’un parti propre qui veut faire le ménage dans la « porcherie gouvernementale ».

     

    Tout comme Québec solidaire, la CAQ a le beau rôle pour jouer le gérant d’estrade dans le domaine de l’intégrité, ce parti n’ayant jamais eu la possibilité d’être confronté aux aléas du pouvoir. À ce titre, le PLQ et le PQ pourraient lui rappeler les paroles d’un prophète éthiquement sans reproches : « Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre… »













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