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    Les jeunes libéraux se défendent de désavouer le bilan Couillard

    10 août 2017 | Marie-Michèle Sioui - Correspondante parlementaire à Québec | Québec
    Les propositions qui seront débattues au cours de la fin de semaine vont parfois à l’encontre des grandes orientations des troupes du premier ministre Philippe Couillard.
    Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Les propositions qui seront débattues au cours de la fin de semaine vont parfois à l’encontre des grandes orientations des troupes du premier ministre Philippe Couillard.

    À peine un mois et demi après le dépôt de la Politique de la réussite éducative du gouvernement Couillard, les jeunes libéraux proposent de « repartir à zéro » pour lancer une « révision globale » du système d’éducation.

     

    La Commission jeunesse du Parti libéral du Québec a dévoilé mercredi les grandes lignes des débats qui animeront son congrès, cette fin de semaine à Sherbrooke. Sur le thème « Développer la réussite par l’éducation », les jeunes libéraux ont présenté sept axes, dont plusieurs entrent en contradiction avec les orientations prises par le gouvernement Couillard au cours des dernières années.

     

    Devant les médias, le président Jonathan Marleau a dû se défendre de désavouer le bilan des libéraux. « À l’égard du développement des nouvelles technologies et de l’avancement rapide du milieu du travail, il faut peut-être réfléchir à nouveau sur l’entièreté de notre parcours secondaire », a-t-il cependant lancé.

     

    « On réfléchit globalement, on repart à zéro sur l’organisation des cours et sur les notions qui sont données », a-t-il aussi déclaré.

     

    La réaction du Parti québécois a été immédiate. « Où étaient les jeunes libéraux quand le gouvernement a coupé des centaines de millions dans le réseau de l’éducation ? » a demandé Alexandre Cloutier sur Twitter.

     

    Ni le cabinet du premier ministre ni celui du ministre de l’Éducation n’ont souhaité réagir aux propositions des jeunes libéraux mercredi. Sébastien Proulx assistera toutefois à leur congrès.

     

    Satisfait de la politique, mais…

     

    Malgré les propositions qu’il a présentées, Jonathan Marleau a refusé de critiquer la Politique de la réussite éducative 2017-2030, déposée à la fin du mois de juin par le ministre Proulx. « On est très satisfaits de la politique », a-t-il assuré.

     

    « Le bilan du gouvernement est exceptionnel », a-t-il dit, non sans défendre les propositions qui seront débattues au cours de la fin de semaine, et qui vont parfois à l’encontre des grandes orientations des troupes de Philippe Couillard.

     

    Malgré les investissements massifs de ces dernières dans les garderies subventionnées, par exemple, les jeunes libéraux ont ciblé les centres de la petite enfance (CPE) dans leurs propositions. Ils suggèrent donc d’investir davantage dans le réseau des CPE et d’y offrir « de meilleurs services pour détecter les élèves ayant des difficultés d’apprentissage ».

     

    En janvier 2016, les libéraux ont annoncé l’abandon du tarif universel en CPE pour créer des tarifs « modulables », allant de 7,55 $ à 20,70 $ par jour en fonction du revenu familial.

     

    Entre 2009 et 2016, le nombre de places dans les garderies à but lucratif et non subventionnées est passé de 43 000 à 101 000. Le nombre de places en CPE (en installation et en milieu familial) a augmenté de 14 500 pendant la même période.













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