Cimetière musulman: Saint-Apollinaire sous tension

Le maire Bernard Ouellet craint que le projet soit refusé par les citoyens dimanche.
Photo: Francis Vachon Le Devoir Le maire Bernard Ouellet craint que le projet soit refusé par les citoyens dimanche.

On saura dimanche si le projet de cimetière musulman de Saint-Apollinaire sera accepté ou non par référendum. Plongée malgré elle au coeur du délicat débat identitaire, la petite ville espère maintenant qu’elle n’en sortira pas trop désunie ou étiquetée.

« Dans n’importe quelle petite communauté comme la nôtre, tu aurais eu le même débat », a dit le maire Bernard Ouellet lors d’une rencontre à son bureau mardi. « J’ai reçu des courriels des quatre coins de la province là-dessus. »

Pour lui, le débat qui secoue la petite ville aurait dû se faire à une plus grande échelle. « Que voulez-vous, c’est nous qui sommes au bâton avec ça… »

Saint-Apollinaire se trouve dans la région de Chaudière-Appalaches, à une trentaine de minutes de Québec. La consultation a ceci de particulier que seulement 47 personnes sur 6000 habitants pourront voter, puisque les anciennes règles encadrant les référendums municipaux ne permettent qu’aux voisins immédiats de se prononcer.

Ces dernières semaines, les camps du «Oui» et du «Non» se sont succédé dans le rang de la Prairie-Grillée pour rallier les électeurs. « On est rendus à sept visites, sans compter les fois où on n’était pas là », a raconté un résidant favorable au projet qui a préféré taire son nom. Pourquoi rester anonyme ? « Parce que j’ai des voisins qui se sont prononcés contre, je ne veux pas brasser tout ça. […] Ma plus grande crainte, c’est pour Saint-Apollinaire. C’est une belle municipalité, et j’ai peur qu’on lui accole une étiquette. »

De l’autre côté du rang, un jeune homme nous a carrément envoyés paître. « Je ne veux rien savoir », a-t-il lancé sans préciser s’il ne voulait rien savoir du cimetière… ou des médias.

Rappelons que le projet vise à construire un cimetière musulman à côté d’un site funéraire multiconfessionnel déjà existant près de l’autoroute. Il est piloté par la grande mosquée de Québec, celle-là même qui a été frappée par l’attentat du 31 janvier.

« On se bat contre le racisme », affirme sans ambages le promoteur Sylvain Roy du centre funéraire Harmonia. « Ils sont contre l’implantation d’une culture dans un milieu qu’ils veulent conserver 100 % québécois. »

Photo: Francis Vachon Le Devoir Sylvain Roy, du centre funéraire Harmonia, offre le terrain derrière lui pour la réalisation du cimetière musulman espéré depuis longtemps par la grande mosquée de Québec.

« Les gens ont véhiculé toutes sortes de faussetés, déplore-t-il. On a dit que les musulmans enterraient leurs morts sans cercueil, trop près de la surface du sol… Tout ça, c’est faux. »

Le voisin immédiat du complexe funéraire, M. Henri Baril, ne voit quant à lui aucun problème à cette cohabitation éventuelle. « Ça ne devrait déranger personne, on a tous droit à un enterrement respectueux », résume-t-il. « De toute façon, que ce soit des musulmans, des Anglais, des Italiens, des Russes, des catholiques ou des non-catholiques, on meurt tous un jour. »

Que voulez-vous, c’est nous qui sommes au bâton avec ça…

 

Le « Non » pressenti

Sur place, la plupart des gens s’attendent à une victoire du « Non ». « J’ai bien peur que ça ne passe pas, nous a dit le maire. Je serais agréablement surpris si ça fonctionne. »

Le propriétaire d’Harmonia est du même avis. « Si les gens favorables vont voter, ça risque de passer, mais d’habitude, les gens qui sont contre vont plus voter. »

M. Baril, lui, croit que les opposants ne sont « pas si nombreux », mais se font « plus entendre ». Il a aussi trouvé les partisans du « Non » très insistants lors de leur passage chez lui. « C’était presque du harcèlement. Ça ne finissait plus. »

De son côté, la représentante du comité du « Non », Sunny Létourneau, dit n’avoir aucune idée des résultats auxquels on doit s’attendre. Cette commerçante aussi a hâte qu’on passe à autre chose. « Ça crée un malaise terrible dans la municipalité. Ça crée des divisions, des tensions familiales. »

Si certains membres de son groupe n’ont pas hésité à tenir des propos ouvertement racistes dans le débat, Mme Létourneau se défend bien d’en être.

« On ne dit pas non aux musulmans, on dit non au projet actuel de la mosquée [de Québec]. » « Je ne veux pas qu’on associe le comité du “Non” au racisme, parce qu’il y en a seulement quelques-uns. On dit non à un changement de zonage, ce n’est pas juste pour une question religieuse. »

Elle-même dit qu’il ne faut pas « mettre tous les musulmans dans le même panier ». En entrevue, elle s’interroge sur l’expertise d’Harmonia à faire des enterrements et dit craindre que les gens de la grande mosquée de Québec négligent l’entretien de leur cimetière une fois qu’il sera installé.

La grande mosquée de Québec devrait selon elle s’insérer dans un cimetière multiconfessionnel comme à Saint-Augustin, où des familles ont acquis des lots dans un cimetière catholique. Elle a d’ailleurs pris part à l’inauguration du carré musulman à Saint-Augustin.

Or c’est complètement différent, rétorque M. Roy. « La communauté musulmane veut un cimetière confessionnel, une terre sacrée où ils peuvent déposer leurs morts selon les principes du Coran. » Le porte-parole de la mosquée, Mohammed Kesri, a d’ailleurs été choqué d’entendre que l’initiative de Saint-Augustin constituait un cimetière musulman.

Quand on fait remarquer qu’il aurait pu miser sur un lieu plus habitué à la présence d’immigrants que Saint-Apollinaire, M. Kesri rétorque qu’il n’avait pas le choix. « Ça fait 10 ans, 15 ans qu’on cherche. C’est la seule place où on a eu une offre ! » dit-il.

Les résultats du référendum doivent être dévoilés dimanche vers 20 h. Les terrains de ce genre son si ardus à trouver, assure M. Kesri, que même si le « Non » l’emporte, il est prêt à continuer à défendre le projet à Saint-Apollinaire. « Mais c’est sûr que si le 17 il y a un maire quelque part près de Québec qui nous dit que c’est possible d’établir un cimetière musulman ailleurs, ce sera avec plaisir ! »

25 commentaires
  • Nicole Ste-Marie - Abonnée 12 juillet 2017 06 h 55

    Expliquez-moi quelqu'un !

    Qu'elles sont les différences entre un cimetière et un autre cimetière.
    Les différences entre un cimetière catholique, musulman, judaïque, bouddhiste, britannique, canadien, américain, allemand, polonais, etc etc ?
    Ne sont-ils pas tous décédés ? Pourquoi en faire un débat existentiel ? Les plus concernés ne parlent jamais.

    En Normandie il y a 27 cimetières dans lesquels des dizaines de milliers de sodats de multiples nationalités représentant parmis eux de multiples confessions qui sont enterrés les uns avec les autres et jamais les Normand n’en ont fait de cas existentiels à ce que je sache. Et jamais il n'y a eu de relèvement.

    Se pourrait-il que la valeur monétaire des terrains en périphérie y soit pour quelque chose ?
    Se pourrait-il que le propriétaire de St-Appolinaire qui donne le terrain à la communauté musulmane ait reçu une garantie que tous les services funéraires destinés aux musulmans de la région de Québec seront fournis par un seul fournisseur et que les coûts de l'entretien du dit terrain seront défrayés par la communauté ? Qu'elle est la juridiction responsable de l'inhumation des citoyens au Québec ?

    Les communautés qui sont reçues au Québec ne faudrait-elles pas qu'elles sachent que les Québécois sont inclusifs ? (Bienvenue chez-nous et dans nos cimetières)

    Expliquez-moi quelqu'un !

    • Marc Lévesque - Inscrit 12 juillet 2017 14 h 47

      "Qu'elles sont les différences entre un cimetière et un autre cimetière.
      Les différences entre un cimetière catholique, musulman, judaïque, bouddhiste ..."

      Il y en a beaucoup. Par example, il y en a qui aime que les tombes soient toutes enlignées dans un même sens et d'autre qui aime ça autrement, et il y a les différentes règles sur la préparation du corps et les façons de l'enterrer.

      "Pourquoi en faire un débat existentiel ?"

      Justement, faudrait le rappeler à ceux qui ne veulent pas leur vendre un terrain.

      "Les plus concernés ne parlent jamais."

      Ben non, des Musulmans en parlent mais la plupart du temps les médias n'en parlent pas, et donc beaucoup de non-Musulmans ne les entendent pas.

    • Sylvain Auclair - Abonné 12 juillet 2017 16 h 28

      Essayez de vous faire enterrer dans un cimetière catholique sans certificat de baptême, pour voir.

    • Marc Therrien - Abonné 12 juillet 2017 17 h 35

      En y regardant bien, le problème est peut-être dans le mot "inclusif": "qui renferme quelque chose en soi". Vu de même, je peux comprendre qu'une personne autonome et affirmée résiste à être contenue dans un « en soi » qui n'est pas le sien.

      Dans le langage courant, je comprends aussi la bonne intention de la personne qui m’invite dans son groupe de se montrer inclusive en tendant la main, mais en même temps je ne voudrais pas m’y retrouver enfermé. Enfin, dans l’usage usuel de ce mot, il me semble que la personne qui se dit inclusive, voulant dire accueillante, devrait être capable d'accepter qu’on décline poliment son invitation sans s'offusquer. Mais en y repensant encore, peut-être bien que le mot inclusif est véritablement choisi en fonction de son sens premier.

      Marc Therrien

  • Lise Bélanger - Abonnée 12 juillet 2017 07 h 00

    Comment peut-il y avoir autant de musulmans dans une si petite ville?

    La communauté musulmane devrait avoir un seul cimetière compte tenu qu'elle ne fait qu'environ 3% de la population québécoises. Pourquoi ce soudain besoin de tant de cimetières?

    Les promoteurs qui n'ont qu'un signe de piastre à la place du cerveau, vont bien sur traiter les opposants de racistes.

    Il ne faut pas chercher à cacher que la société musulmane, en grande partie, ne souffre pas nos lois et société occidentale. Ils nous tolèrent mais placent leurs pions pour mieux gérer nos pays à leur idéologie.

    Au Québec, à moins d'erreur de ma part, un cimetière est une concession et est en son terme, insaississable et inaliénable. Pensons-y avant de perdre juridiction sur ces lopins de terre.

    Les voisins de ce cimetière seront donc pris avec des manifestations religieuses indésirables, puisque ce terrain ou cimetière servira certainement à des pratiques religieuses très élargies, comme la religion au parc safari d'Hemingford et ils imposeront leurs "lois ou droits" dans ces enclaves musulmanes.

    Voià le nouveau créneau de l'extension musulmane: les cimetières.
    Parce qu'il ne s'agit pas d'un groupe religieux tranquille. Ils sont peu nombreux mais occupent beaucoup d'espace grâce à notre permissivité naïve d'aveuglement volontaire.

    Nous avons encore des droits....que pourront exercer ces citoyens par referendum. Ils vont subir tous les affres des aveugles supposémment anti-racistes qui défendent une communauté qui refuse de respecter les lois du pays hôte. Chercher l'erreur.

    • Nicole Ste-Marie - Abonnée 12 juillet 2017 09 h 18

      @ Mme Bélanger

      merci pour l'info, très intéressant.

    • Marc Therrien - Abonné 12 juillet 2017 10 h 48

      De quelle si petite ville parlez-vous?

      Ce sont les musulmans de la grande ville de Québec et de la région de la Capitale nationale qui se cherchent un endroit pour y enterrer leurs morts. Ce "soudain" besoin s'est intensifié aux lendemains de l'attentat survenu au Centre culturel islamique de Québec le 29 janvier 2017.

      Pour le reste, je crois que ce qui peut aussi être dérangeant et confrontant pour nous, c’est leur persévérance à faire avancer leurs convictions dans leur démarche d’affirmation collective. Leur persévérance qui rencontre de la résistance qui entraîne de la persistance.

      Marc Therrien

    • Lise Bélanger - Abonnée 12 juillet 2017 17 h 16

      90% des musulmans du Québec vivent à Montrèal et environ 5% dans la région de Québec.

      Quand un musulman décède, son corps est amené dans une mosquée.

      Des 70 mosquées existantes au Québec, 53 sont à Montréal.

      Est-ce que la région de Québec ne possède aucun cimetière qui accepte les gens de toutes religions? Pourquoi faut-il absolument un cimetière musulman pour une si petite population musulmane?

      À Sherbrooke, le diocèse a accepté de faire une place dans un cimetière aux musulmans, mais le Canada a refusé car la demande n'était pas à but non lucratif. Voilà pourquoi il n'y a pas de cimetière musulman à Sherbrooke.

      Il existe déjà un cimetière musulman à Laval, et de plus, il y a plusieurs cimetières qui acceptent de multiples religions dans le région montréalaise, à Dollard-des-Ormeaux, à Côte des neiges, à Saint-Francois d'Assise etc...

      Est-ce que tous les cimetières privés ou autre refusent les musulmans dna sla région de Québec?

      Cette petite ville de la région québécoise craint d'être traiter de haine envers les musulmans si les citoyens votent non, et que dire de ceux qui auront voté non, ils seront stigmatisés par les bien pensants qui les traiteront d'islamophobes.

      Ce n'est pas uniquement la liberté d'expression qui est en danger mais également notre choix de vivre librement chez nous selon nos lois.

      Un referendum municipal est prévu pour permettre ou refuser un cimetière à cet endroit, c'est donc que bien avant la demande présente il y avait lieu ou possibilité de refuser un tel cimetière et cela sans être stigmatisé. Mais comme il s'agit d'un cimetière musulman, on a pas le droit de dire non.

      Mais il est malsain de tenter d'influencer le droit légal des citoyens sous peine d'être mal vus. Oui, la religion musulmane créé une tension sociale malsaine.

  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné 12 juillet 2017 07 h 51

    Ce qui se passe à St-Apollinaire dépasse St-Apollinaire

    À Rimouski, la corporation dite de cimetière n'est plus confessionnelle et ses services sont offerts à tous, croyants ou non croyants. Les seules restrictions sont légales: il faut embaumer le mort ou l'incinérer: pas d'enterrement sans embaumement. La mosquée de Québec veut enterrer ses morts sans embaumement et répudie la crémation. Le gouvernement du Québec doit donc intervenir et s'assurer que le droit funéraire existant rencontre les exigences des chartes des droits et libertés. Ceci dit, la mosquée de Québec manifesterait clairement son souci de respecter le droit constitutionnel et civil en demandant elle-même aux tribunaux de décider de la constitutionnalité d'une pratique religieuse interdisant la crémation et l'embaumement. S'acheter un cimetière et y faire et attendre la visite de l'inspecteur du Ministère de l'environnement et les poursuites pénales manifestent le contraire.

    À mon avis, il est possible d'accommoder les musulmans les plus rigoristes dans leur besoin d'enterrer quelqu'un sans l'embaumer ou encore l'incinérer. Auparavant, il aura fallu réviser le droit actuel à l'aulne des chartes des droits et également s'assurer que ces anciennes pratiques religieuses ne détériorent pas l'environnement plus que que les pratiques actuelles.

    Ce souci de la mosquée de Québec me rappelle un passé que beaucoup voudrait révolu. À Inverness P., l'on retrouve aujourd'hui autant de cimetières que d'églises et des églises, il y en a eu un peu partout, au village comme dans les rangs, chaque communauté religieuse voulant avoir le sien. L'on enterrait alors les morts où l'on pouvait ou voulait...et avec ce qu'on avait, embaumés ou non, incinérés ou non.

  • Gisèle Filion - Abonnée 12 juillet 2017 08 h 20

    Des arguments bidons



    Je trouve désolant qu’un des arguments, qui se trame en toile de fond, employé pour faire basculer l’opinion des gens du côté du oui au cimetière musulman, soit: on va faire ce que l’autre veut, sinon on va se faire crier des noms. Ainsi pour éviter une imputation diffamatoire , il va falloir dire oui. Oui, sinon… Ça ressemble étrangement à la définition du mot : CHANTAGE.

    De plus, pourrait-on une bonne fois pour toute demander la ou les raisons de ceux qui refusent de s’intégrer au cimetière multiconfessionnel. On semble dire que c’est à cause de rites funéraires différents de ceux d’autres communautés religieuses. Mais c’est justement pour ça qu’un cimetière multiconfessionnel existe, pour respecter les rites funéraires de chaque confession.

    Assez de l’INTRANSIGEANCE de certaines confessions, ça finit par ressembler à un rejet de la société d’accueil. Pourquoi une confession particulière refuserait-elle de partager un cimetière multiconfessionnel ? Certains seraient-ils trop “purs” pour d’autres ?
    Si le cimetière multiconfessionnel, avait refusé d’emblée une demande d’intégration d’une confession particulière, pouvez-vous imaginer un peu le tollé...

    La paix sociale ne mérite-t-elle pas certaines concessions . Les concessions ne devraient-elles toujours se faire à sens unique ? À moins que, pour certains, le rite religieux et la « pureté » ne passe avant la paix sociale.

    • Marc Therrien - Abonné 12 juillet 2017 11 h 08

      Je ne vois pas de chantage dans la stratégie du maire Ouellet. Annoncer publiquement ce que l’on craint ou prévoit de pire est une stratégie pragmatique pour influencer l’opinion publique. Elle mise sur le fait que l'être humain, souvent oppositionnel dans son désir d'autonomie, réagira en produisant le contraire de ce qui est annoncé.

      Comme maire élu, dirigeant de son village, il exerce son leadership en prononçant et se commet en annonçant ses couleurs, et ensuite, advienne que pourra avec la démocratie citoyenne. Cette situation nous fournira un sujet d’étude intéressant pour illustrer comment l’exercice de la démocratie peut être difficile et exigeant et ne se fait pas nécessairement dans l’harmonie et la tranquillité; la gestion civilisée des différends demande beaucoup d’effort et d’énergie et se fait souvent dans un climat de tension.

      Marc Therrien

  • Pierre Desautels - Abonné 12 juillet 2017 08 h 57

    Et le dialogue?


    Votre haine des musulmans ne vous honore pas. Sans discernement, il ne peut y avoir de dialogue. Et le dialogue, le Québec en a bien besoin, par les temps qui courent.

    • Gisèle Filion - Abonnée 12 juillet 2017 10 h 48

      Qui êtes-vous pour décider, sans discernement, que je hais les musulmans ?

      alors que je ne m'en prends pas à des "êtres" mais à des "comportements", plus

      précisément au comportement de refus, d'intransigeance de certains de faire quelque

      concession que ce soit, quand il s'agit de religion.

      Je me rends compte par votre commentaire que je n'ai pas assez précisé ma pensée .

      Je précise donc en corrigeant :

      "Assez de l’INTRANSIGEANCE de certaines confessions"

      pour

      "Assez de l'INTRANSIGEANCE de certains individus de certaines confessions... "

      Ne vous inquiétez pas, je fais très bien la différence entre les intégristes religieux et

      les croyants à l'esprit plus ouvert . Non, je ne mets pas tous les co-religionnaires

      dans le même groupe.

      Cependant je ne crois pas que l'intégrisme religieux soit ouvert au dialogue.

    • Michel Blondin - Abonné 12 juillet 2017 11 h 16

      Le dialogue n'est pas un monologue. L'obstination n'est pas un comportement social acceptable lorsque c'est d'une idéologie qui est menée par la sharia, code de vie qui contredit nos fondement sur les droits de l'homme.
      Elle est contredite aussi par le fondement de la bonne foi mise en cause par le principe religieux musulman, à savoir que ce qui est bon pour leur religion est la bonne chose à dire ou faire. Cette façon de penser va jusqu'à remettre en cause une règle mise en place par la Cour suprême, à savoir de la croyance sincère.

      La pureté de la race pour certains n'est pas une option pour les cimetières. Non au purisme et à l'isolement. Alors que plusieurs se font un plaisir de promouvoir le multiculturalisme quand arrive le moment de la fin de vie, ils changent de conception. Un peu court comme raisonnement.

      Ce n'est pas de la haine mais du réalisme. La naïveté de ne pas regarder ce qui existe en occident est la face cachée d'un idéalisme du laisser-faire, du néolibéralisme religieux.

      Cette tendance au dialogue à tout crin rejoindrait certains croyants naïfs équivalent aux chiites de tendance nâzérite qui ont comme principe de "rien n'est vrai, tout est permis".
      Le Québec a besoin de réalisme et non de sectarisme.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 12 juillet 2017 12 h 14

      La personne hait peut-être l'islamisme sans haïr les musulmans. Nuance

    • Pierre Desautels - Abonné 12 juillet 2017 13 h 27

      @Gisèle Filion

      Mon commentaire s'adressait à Lise Bélanger, pas à vous. Pour le reste, rien à changer.