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    Élections

    Le PQ doit s'allier à QS, affirme Pascal Bérubé

    19 mai 2017 | Marco Bélair-Cirino - Correspondant parlementaire à Québec | Québec
    «Si on est sérieux, et on veut vraiment proposer une solution de rechange positive, progressiste et indépendantiste, on a intérêt à se parler et à s’unir», affirme le leader parlementaire du PQ, Pascal Bérubé.
    Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne «Si on est sérieux, et on veut vraiment proposer une solution de rechange positive, progressiste et indépendantiste, on a intérêt à se parler et à s’unir», affirme le leader parlementaire du PQ, Pascal Bérubé.

    « C’est géographique et mathématique » : le Parti québécois croupira dans l’opposition à moins de conclure des pactes de non-agression avec Québec solidaire en vue des prochaines élections générales, croit Pascal Bérubé.

     

    « Si on est sérieux, et on veut vraiment proposer une solution de rechange positive, progressiste et indépendantiste, on a intérêt à se parler et à s’unir », a fait valoir le leader parlementaire de l’opposition officielle lors d’une mêlée de presse jeudi.

     

    M. Bérubé « ne croi[t] pas » que le PQ — ou encore QS — peut aspirer à former le gouvernement à l’automne 2018 puisque le PLQ bénéficie d’un appui « incompressible » lui permettant d’arracher au bas mot 40 circonscriptions, et ce, peu importe ce qu’il dit ou ce qu’il fait. Bref, dans une ère post-bipartisme, « la division [des voix de l’opposition] va assurer à demeure la réélection du Parti libéral », selon lui.

     

    Les indépendantistes et les progressistes ont « des chances de gagner », mais seulement si le PQ et QS « s’unissent », soutient le député de Matane-Matapédia.

     

    « Remplacer le gouvernement libéral, on ne pourra pas le faire seuls. Je ne crois pas que Québec solidaire pourra le faire seul. Je ne crois pas qu’on puisse le faire seuls, pour l’instant. Donc, on a intérêt à additionner les voix », a-t-il insisté à la veille du congrès de Québec solidaire.

     

    Lisée optimiste

     

    Le chef du PQ, Jean-François Lisée, affichait pour sa part un optimisme inébranlable jeudi.

     

    « Le Parti québécois est très bien positionné pour obtenir une majorité lors de l’élection d’octobre 2018 », a-t-il martelé dans un point de presse.

     

    « La première raison, c’est que, face à nous, il y a deux gouvernements fédéralistes de droite qui vont proposer des baisses d’impôt, et ça, ça signifie de l’austérité », a-t-il ajouté, notant au passage que « Pascal [Bérubé] a affiché un optimisme moins grand que le [s]ien ».

     

    QS en congrès

     

    Les délégués de QS décideront ce week-end s’ils « entreprenne[nt] des discussions exploratoires […] avec le Parti québécois en vue d’envisager un pacte électoral impliquant un nombre limité de circonscriptions ayant une députation libérale ou caquiste ». Le débat s’annonce houleux.

     

    Le député solidaire Amir Khadir a échafaudé un scénario d’« échange possible » de 30 circonscriptions sur 125 entre le PQ et QS. En gros, QS s’abstiendrait de présenter un candidat dans 21 circonscriptions en échange desquelles le PQ lui laisserait le champ libre dans neuf circonscriptions — quatre en région (Capitale-Nationale, Estrie, Abitibi-Témiscamingue, Outaouais, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine ou Bas-Saint-Laurent) et cinq à Montréal, dont Verdun, Laurier-Dorion et Saint-Henri–Sainte-Anne.

     

    « La solution réside dans la capacité de conclure une entente de non-agression sur un certain nombre limité de comtés tout en maintenant une distance politique visible, tout à fait lisible, avec le Parti québécois », a fait valoir M. Khadir lors d’une présentation de son plan.

     

    Le PQ considérerait cette proposition, a indiqué M. Bérubé jeudi avant-midi. « Tout ça est envisageable à partir du moment où une des trois options est retenue, [c’est-à-dire] celle de l’amorce de négociations avec le Parti québécois », a-t-il conclu.













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