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    Québec solidaire

    Gabriel Nadeau-Dubois essuie des tirs amis

    13 mai 2017 | Marco Bélair-Cirino - Correspondant parlementaire à Québec | Québec
    Les candidats aux postes de porte-parole masculin et féminin de Québec solidaire — Jean-François Lessard, Gabriel Nadeau-Dubois, Sylvain Lafrenière et Manon Massé — ont débattu vendredi à l’occasion d’une table éditoriale animée par l’équipe du «Devoir».
    Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Les candidats aux postes de porte-parole masculin et féminin de Québec solidaire — Jean-François Lessard, Gabriel Nadeau-Dubois, Sylvain Lafrenière et Manon Massé — ont débattu vendredi à l’occasion d’une table éditoriale animée par l’équipe du «Devoir».

    À une semaine du 12e congrès de Québec solidaire, les candidats aux postes de porte-parole masculin — Jean-François Lessard, Sylvain Lafrenière et Gabriel Nadeau-Dubois — et la candidate au poste de porte-parole féminin — Manon Massé — ont affiché leurs accords et leurs désaccords lors d’un débat organisé par Le Devoir vendredi.


    Le militant Jean-François Lessard a étrillé la recrue de l’année de QS, Gabriel Nadeau-Dubois, qui « l’a eu facile » depuis qu’il a fait le grand saut en politique.

     

    Le cosignataire du Manifeste pour un Québec solidaire (2005) a notamment reproché à M. Nadeau-Dubois de tenir un discours « extrêmement démagogue » afin de relancer le débat sur le processus d’accession à l’indépendance du Québec. Les délégués de QS l’avaient clos il y a un an, après s’être entendus pour donner carte blanche à l’assemblée constituante, qui serait chargée par un gouvernement solidaire d’élaborer la Constitution du Québec. S’agira-t-il de la Constitution d’un Québec indépendant ? Le parti de gauche refuse de « présumer de l’issue des débats » animés par l’assemblée constituante.

     

    « On ne fait pas une assemblée constituante pour rédiger une Constitution de MRC ! » s’est exclamé M. Nadeau-Dubois, invitant du même souffle les membres de QS à traduire leurs convictions indépendantistes dans le coeur de leur programme politique. « Il faut être plus clair et il faut le dire : ce qu’on propose, c’est une assemblée constituante afin de faire du Québec un État indépendant », a-t-il soutenu.

     

    Indépendantisme sérieux

     

    L’ex-porte-parole de la CLASSE a aussi convenu que l’abandon de l’« assemblée constituante ouverte » faciliterait grandement la fusion entre Québec solidaire et Option nationale, car, à l’heure actuelle, la formation politique dirigée par Sol Zanetti n’est pas encore convaincue du sérieux de la démarche indépendantiste de QS.

     

    M. Lessard a dit « trouve[r] extrêmement démagogue de parler d’“indépendantisme sérieux” en accolant ça à la constituante fermée ». « Dans le fond, ce que je comprends, c’est que Gabriel milite au sein de Québec solidaire pour une fusion avec Option nationale. Moi, je milite pour le programme de Québec solidaire, et c’est de ça que je veux être porte-parole », a lancé l’agent de développement à la Corporation de développement communautaire de Marguerite-D’Youville, laissant pour le moins perplexes M. Nadeau-Dubois, M. Lafrenière et Mme Massé.

     

    Pourtant, M. Lafrenière et Mme Massé ont, eux aussi, de fortes réticences à contraindre l’assemblée constituante — qui serait élue au suffrage universel — à proposer à tout prix à la population de sortir le Québec de la fédération canadienne.

     

    M. Lafrenière craint notamment que les anglophones et les personnes racisées boudent les travaux de l’assemblée constituante si ses conclusions étaient écrites d’avance. « C’est un exercice d’éducation populaire [comme celui-là] qui va motiver des gens, c’est pour ça qu’on l’a fait », a soutenu le conseiller budgétaire au sein de l’ACEF du Nord de Montréal.

     

    Pour un porte-parole extraparlementaire

     

    Jean-François Lessard et Sylvain Lafrenière misent sur leur profond enracinement dans la formation politique et leur disponibilité pour mousser leur candidature au poste de porte-parole masculin auprès des délégués des associations locales et régionales de QS. D’ici au prochain rendez-vous électoral, prévu le 1er octobre 2018, « ma disponibilité permettrait que je fasse des percées au niveau des médias régionaux », a indiqué M. Lafrenière.

     

    « Moi, ce que je propose, c’est de donner pour la première fois dans l’histoire du parti le poste de porte-parole à quelqu’un qui n’est pas montréalais », a renchéri M. Lessard, qui a élu domicile à McMasterville.

     

    Par ailleurs, Jean-François Lessard a déploré que Gabriel Nadeau-Dubois brigue les suffrages dans la circonscription de Gouin, vacante depuis le départ de la vie politique de Françoise David, en janvier dernier. Selon lui, QS a raté une occasion en or de faire tomber une quatrième circonscription dans son escarcelle. « J’aurais aimé que la popularité de Gabriel serve à nous faire gagner une nouvelle circonscription plutôt que de le consacrer dans une circonscription qui était le seul château fort dont on disposait et qu’on aurait pu donner […] à une candidature peut-être un peu moins connue », a-t-il déclaré avec aplomb. « Quand je pense à tous les militants qui se battent en région pour essayer de faire avancer le parti, moi, je trouve que Gabriel l’a eu facile. Ceci étant dit, je respecte ce choix-là. Mais, en plus briguer le poste de porte-parole, moi, je l’ai fondé, ce parti-là », a-t-il poursuivi. D’un air à la fois stupéfait et courroucé, M. Nadeau-Dubois a rétorqué avoir rejoint les rangs de QS « par principe ». « Si mon objectif, c’était [d’emprunter] la “fast-track” vers le pouvoir, j’avais d’autres options », a-t-il lâché.













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