Il y a «amplement de temps» pour que le PQ et QS s’entendent, estime Cloutier

Alexandre Cloutier a exprimé son optimisme, lundi, relativement à la convergence souverainiste.
Photo: Graham Hughes Archives La Presse canadienne Alexandre Cloutier a exprimé son optimisme, lundi, relativement à la convergence souverainiste.

Malgré la menace que pose l’arrivée de Gabriel Nadeau-Dubois chez Québec solidaire, le Parti québécois aura « amplement le temps » de s’entendre avec le parti de gauche d’ici aux élections générales de 2018, estime le député péquiste et candidat défait à la direction du PQ Alexandre Cloutier.

 

Le plus récent sondage publié la fin de semaine dernière par le quotidien Le Devoir suggère une remontée de QS de 9 à 14 % dans les intentions de vote. Il s’agirait d’appuis grugés au détriment du PQ, qui aurait chuté de 4 % depuis que Gabriel Nadeau-Dubois a annoncé son intention de se faire élire sous la bannière des solidaires à l’élection complémentaire dans Gouin.

 

Invité à commenter le sondage samedi dernier, le chef péquiste Jean-François Lisée avait manifesté une certaine contrariété en laissant entendre que le seul qui se réjouissait de ces chiffres était le premier ministre Philippe Couillard. Les partis d’opposition redoutent en effet que les libéraux comptent sur la division des votes pour faire élire des députés dans plusieurs circonscriptions dites « serrées ».

 

Alexandre Cloutier a exprimé son optimisme, lundi, relativement à la convergence souverainiste, la démarche d’alliance qui vise à rapprocher les deux partis en vue des élections générales de 2018 et d’une éventuelle accession à l’indépendance.

 

« On aura amplement le temps au cours des prochains mois de voir de quelle façon on peut en arriver à une convergence fonctionnelle avec les autres formations politiques », a déclaré le député de Lac-Saint-Jean, lors d’une conférence de presse dans le hall de l’Assemblée nationale en matinée. Pourtant, le temps file pour les machines électorales qui commenceront à se mettre en branle au moins un an avant la tenue du scrutin en octobre 2018.

 

M. Cloutier a été extrêmement prudent dans ses commentaires, malgré l’insistance des journalistes, sur cette chute apparente des appuis au PQ au profit de QS.

 

Il a plutôt sans cesse mis l’accent sur la démarche en cours, la volonté d’en arriver à une « entente ponctuelle » et la « grande coalition » que représente déjà le PQ.

 

« Le Parti québécois doit démontrer sa bonne volonté [...], a-t-il souligné. On est jugé sur les gestes qu’on pose. »

 

Le PQ a déjà posé des gestes, notamment de ne pas présenter de candidat dans Gouin pour laisser le champ libre à M. Nadeau-Dubois dans la complémentaire à venir. Pour sa part, QS dit être en faveur de la convergence, mais n’a pas encore posé de gestes concrets en ce sens.

 

M. Lisée a déjà lui-même fait savoir qu’il avait essuyé des critiques de membres du PQ pour ses efforts en faveur d’un rapprochement avec QS.

 

Le sondage Léger-Le Devoir a été réalisé en ligne du 13 au 16 mars 2017 auprès de 1006 personnes. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait eu une marge d’erreur de 3,1 % dans 19 cas sur 20.

5 commentaires
  • Claude Bariteau - Abonné 20 mars 2017 18 h 05

    Que comprendre ?

    Selon le sondeur, il y aurait eu un déplacement de votes du PQ vers QS. Ça paraÎt être le cas. Y a-t-il eu une hausse de l'idée d'indépendance ? Il n'en est pas fait mention. Là est, à mon avis, la seule donnée qui aurait été intéressante, notamment chez les jeunes.

    On en sait rien. En fait tout ce qu'on sait est que la majorité des Québécois et des Québécoises, surtout ceux et celles de langue française, veulent sortir le PLQ du pouvoir, mais marchent au pas dans trois directions différentes, ce qui laisse entrevoir que tous les trois risquent de ne pas rejoindre les visées de la majorité des Québécois et des Québécoises.

    Là sont les seuls véritablse constats du sondage. Ces trois partis partent en campagne provinciale en prenant des sentiers différents pour attaquer le seul parti qui est tout feu tout âme pour promouvoir le Canada au Québec.

    2018 s'annonce le pire cauchemar du siècle pour le peuple québécois et le plus grand moment de gloire du Canada, ce pays qui enfume la jeunesse, endort la vieillesse et berce dans ses bras les gens moins jeunes et moins vieux.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 20 mars 2017 19 h 28

      Il faudrait que Le Devoir nous dise ce qu'il demandait....questions à poser.. dans cette commande ...Léger-Le Devoir.

  • Jean Duchesneau - Abonné 20 mars 2017 19 h 38

    Alliance stratégique et réaliste!

    Je suis résolument indépendantiste, mais je ne crois pas, ni ne veux pas, d'alliance avec QS car trop dogmatique et utopiste. La souveraineté n'est pas prioritaire pour QS. Je crois davantage en une alliance avec ON qui a un programme plus réaliste et compatible avec la social dèmocratie péquiste. De plus ON, propose un véritable plan pour l'accès à l'indépendance. Le PQ doit mener une charge à fond de train contre le côté très socialiste de QS avec leur idée de nationalisation de tout ce qui bouge! La caricature du jour est éloquente à cet égard!

  • Pierre Brosseau - Abonné 20 mars 2017 20 h 42

    TRAVAIL D'ÉQUIPE ET CONVERGENCE

    À court terme, un test de la sincérité de Québec solidaire à envisager une convergence pourra très facilement être efectué lors de la prochaine élection partielle dans Gouin.

    En effet, le Parti québécois, ne présentant pas de candiat, des bénévoles pourront offrir leurs services à l'organisation de QS. On verra quel l'accueil leur sera réservé.

    Une autre tâche est de la responsabilité du PQ. Il devra étudier les programmes électoraux de QS et d'Option nationale, appuyer fortement sur les points de convergence, faire des rapprochements là où c'est possible, chacun tirant les conclusions qui s'imposeront.

    Simpliste ? Aussi simple que de dire que sans convergence, les Libéraux demeureront au pouvoir ad vitam aeternam.

  • Marc Bouchard-Marquis - Inscrit 20 mars 2017 22 h 53

    J'espère...mais!

    Ayant tous raison, chacun dans notre coin (QS,On,PQ...et peut-être un peu de CAQ)...
    Je crains fort, que le Liberal Party, prenne encore le pouvoir à la prochaine élection.

    Hélas!