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    Multiplication de chefs au Bloc

    Martine Ouellet propose un remaniement de son équipe

    20 mars 2017 |Philippe Orfali | Québec
    Samedi, Martine Ouellet a été couronnée chef du Bloc québécois.
    Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Samedi, Martine Ouellet a été couronnée chef du Bloc québécois.

    Le Bloc québécois ne compte que dix députés à Ottawa, mais la formation souverainiste se retrouve désormais avec cinq « chefs » et « leaders » en tous genres à la suite d’un remaniement annoncé dimanche par Martine Ouellet.

     

    Officiellement intronisée comme chef du Bloc québécois samedi, Mme Ouellet a dévoilé dimanche la composition de son équipe à Ottawa.

     

    Comme elle demeure députée à Québec, l’ex-ministre des Ressources naturelles dans le gouvernement de Pauline Marois a choisi de créer un poste de chef parlementaire, qui sera occupé par le député Xavier Barsalou-Duval.

     

    Le chef parlementaire tâchera « de s’occuper des dossiers demandant une intervention immédiate sur la colline. De plus, il s’exprimera au nom de la chef et du parti à Ottawa, autant en chambre que lors de mêlées de presse, par exemple », explique le parti.

     

    Trop de chefs ?

     

    Ce poste s’ajoute à ceux de président du parti, de leader parlementaire et de président du caucus, respectivement occupés par les députés Mario Beaulieu, Gabriel Ste-Marie et Louis Plamondon.

     

    M. Ste-Marie remplacera ainsi Luc Thériault comme leader parlementaire, a décidé Mme Ouellet.

     

    Cela ne fait-il pas beaucoup de chefs pour une formation qui ne détient même pas le statut de parti officiellement reconnu à la Chambre des communes, en raison de sa mince députation ?

     

    Non, a insisté M. Barsalou-Duval, en entrevue au Devoir. « Chacun a son rôle à jouer », selon lui.

     

    « Le chef parlementaire, c’est moi, ce sera à moi de jouer le rôle de Mme Ouellet pour tout ce qui concerne le travail parlementaire, prendre les décisions quand elle n’est pas là, etc. », a expliqué le député de la circonscription de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères.

     

    Le nouveau rôle de M. Barsalou-Duval s’inspire de ce qu’avait fait René Lévesque à l’élection des sept premiers députés du Parti québécois. « Il n’était pas député et avait un chef parlementaire. »

     

    En tant que président du parti, Mario Beaulieu a comme responsabilité de coordonner les affaires internes de son organisation. Le président du caucus, une fonction qui existe dans la plupart des partis politiques, supervise le déroulement des rencontres du caucus des députés bloquistes, en plus d’en établir l’ordre du jour et d’organiser leur tenue.

     

    Le leader parlementaire, quant à lui, est un député désigné par le chef d’un groupe parlementaire pour agir comme principal stratège et lui servir de conseiller en matière de procédure parlementaire. Il est généralement responsable de la stratégie de son parti.

     

    Pour la fonction de whip, le choix de la chef s’est arrêté sur la députée de la circonscription de Manicouagan, Marilène Gill. Le whip coordonne les travaux des députés tant au niveau parlementaire qu’à l’extérieur de la Chambre.

     

    « Pour Monsieur, Madame Tout-le-Monde, ça ne veut rien dire, tous ces titres. Mais ça nous aide à nous structurer dans notre action », explique M. Barsalou-Duval.

     

    « Une chose est certaine, Mme Ouellet, c’est elle la grande boss », ajoute-t-il.













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