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    Montréal hausse le ton contre le CP

    La Ville veut avoir accès aux terrains de l’entreprise pour déposer sa demande en arbitrage

    26 août 2017 |Marie-Lise Rousseau | Montréal
    L’impasse administrative entre la Ville et le CP dure depuis une dizaine d’années.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L’impasse administrative entre la Ville et le CP dure depuis une dizaine d’années.

    La Ville de Montréal fait à nouveau pression sur le Canadien Pacifique (CP) dans le dossier des passages à niveau qu’elle souhaite construire au-dessus de la voie ferrée séparant les arrondissements du Plateau-Mont-Royal et de Rosemont–La Petite-Patrie.

     

    Elle réclame cette fois à l’Office de transports du Canada (OTC) d’obliger le CP à lui donner accès à ses terrains privés afin de pouvoir déposer sa demande d’arbitrage auprès de l’OTC.

     

    En mai dernier, après avoir essuyé plusieurs refus du CP, l’administration Coderre a demandé à l’OTC — une instance fédérale qui offre des services de médiation et d’arbitrage — de statuer pour permettre l’aménagement de cinq passages à niveau pour piétons et cyclistes le long de la voie ferrée qui fait office de barrière entre les quartiers.

     

    Ces passages seraient situés à cinq intersections, soit Henri-Julien et rue des Carrières, Saint-Dominique et Bernard, De l’Épée et le futur Campus Outremont, gare Parc et gare Bois-de-Boulogne.

     

    Le 11 juillet, l’OCT a indiqué à la Ville que sa demande était incomplète. Le tribunal indépendant réclame à Montréal de fournir des éléments additionnels quant aux aménagements précis des passages à niveau, notamment des plans conceptuels détaillés, des relevés topographiques et des données d’arpentage.

     

    Pour répondre à cette demande, la Ville doit avoir accès aux terrains du CP, ce que lui refuserait l’entreprise ferroviaire, dit-elle. L’administration Coderre demande donc, « dans un dernier recours », à l’OCT d’émettre une ordonnance afin de lui donner accès aux lieux.

     

    Longue impasse

     

    L’impasse administrative entre la Ville et le CP dure depuis une dizaine d’années. La voie ferrée enclave des quartiers, limitant les liens piétons et cyclables à quelques viaducs. Devant les détours de centaines de mètres nécessaires pour circuler de façon sécuritaire de part et d’autre de la voie ferrée, de nombreux résidents percent des trous dans les clôtures et traversent illégalement.

     

    Cette situation est dangereuse, a rappelé le maire Denis Coderre vendredi. « On veut s’assurer que les gens passent en toute sécurité, a-t-il déclaré. J’aurais aimé qu’on règle ça autrement. […] Le CP n’a pas donné suite alors on est allé à l’OTC ». La Ville attend maintenant une réponse de l’OTC.

     

    Le CP a indiqué dans un courriel en anglais que la Ville devrait déjà avoir toute l’information dont elle a besoin pour compléter sa demande. L’entreprise rappelle également avoir refusé les propositions de passages à niveau pour des raisons de sécurité.

     

    La Ville veut avoir accès aux terrains de l’entreprise pour compléter sa demande en arbitrage.













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