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    Montréal

    La promenade Fleuve-Montagne coûtera 13 millions de plus que prévu

    22 juin 2016 |Jeanne Corriveau | Montréal
    Des travaux imprévus ont fait grimper la facture.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Des travaux imprévus ont fait grimper la facture.

    La promenade Fleuve-Montagne qui sera aménagée pour les célébrations du 375e anniversaire de Montréal coûtera au moins 13 millions de dollars de plus que prévu, a admis l’administration Coderre.

     

    Annoncé en février 2015, le projet de promenade urbaine qui reliera le fleuve au mont Royal devait coûter 42 millions. Mais plusieurs des contrats accordés jusqu’à maintenant ont été plus coûteux qu’anticipé, rapportait le quotidien The Gazette dans son édition de mardi.

     

    À titre d’exemple, pour le contrat de 10,5 millions accordé à Deric Construction pour des travaux d’infrastructures sur deux segments de la rue McTavish et de l’avenue des Pins, seulement deux entrepreneurs ont présenté des soumissions. La proposition du plus bas soumissionnaire s’est avérée 21,5 % plus élevée que l’estimation faite par la Ville.

     

    Certains éléments du contrat ont fait grimper la facture. Ainsi, la reconstruction des trottoirs de la rue McTavish a été 298 % plus coûteuse que le prix estimé. Quant aux travaux de chaussée, ils ont été 135 % plus chers qu’anticipé. Ces écarts pourraient être attribuables aux prix donnés par les fournisseurs, à la disponibilité des sous-traitants et à la proximité d’autres chantiers, ont suggéré les fonctionnaires dans les documents remis aux élus.

     

    Bien que la Ville devra accorder d’autres contrats pour réaliser le projet, le budget initial de 42,4 millions est déjà dépassé. « Refaire des trottoirs, ce n’est pas de l’aérospatial », a commenté le chef de l’opposition, Luc Ferrandez, qui a reproché à l’administration d’imposer des délais trop serrés pour la réalisation des travaux compte tenu de l’échéancier du 375e anniversaire de Montréal. Les entrepreneurs étant trop sollicités, les prix augmentent, a-t-il dit.
     


    Travaux urgents

     

    « Il est vrai qu’il y a des dépassements de coûts, incontestablement », a reconnu Réal Ménard, responsable des grands parcs au comité exécutif. « Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas assez de soumissionnaires qui postulent pour les contrats, mais c’est parce que nous avons choisi […] de ne pas refaire les rues à l’identique. »

     

    Selon M. Ménard, les dépassements de coûts de 13 millions sont attribuables à la complexité du projet et à la nécessité de faire des travaux d’infrastructures plus importants que prévu sous la rue Sherbrooke, où il y avait menace d’affaissement de la chaussée.

     

    « J’aurais pu retarder [ces travaux] jusqu’en 2018 et il y aurait eu un impact direct sur les coûts, mais on a le choix entre un cône orange ou un affaissement, a ajouté le maire Denis Coderre. Donc, il y avait urgence d’agir dans ce dossier-là. […] Il y avait une situation qui demandait une intervention. Et quand on fait ça, c’est sûr que ça coûte plus cher. »

     

    La promenade Fleuve-Montagne, qui devrait être complétée pour le printemps 2017, empruntera les rues McGill et Viger, la côte du Beaver Hall, la rue Sainte-Catherine, l’avenue McGill-College, les rues Sherbrooke et McTavish et l’avenue des Pins. Le projet prévoit l’élargissement des trottoirs, l’aménagement d’intersections sécurisées ainsi que des opérations de verdissement.













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