Un site Web pour suivre les progrès des promesses du fédéral

Justin Trudeau
Photo: Adrian Wyld Archives La Presse canadienne Justin Trudeau

Des 364 missions confiées par Justin Trudeau à ses ministres, 67 ont été « complétées totalement » ou « complétées modifiées » et trois ne sont « plus envisagées ». D’autres, comme la promesse d’équilibrer le budget en 2019-2020, sont « en cours – avec défis ».

C’est le bilan qu’a communiqué mardi le Bureau du conseil privé (BCP), le ministère du premier ministre, au jour du lancement d’un site web visant à rendre compte des progrès du gouvernement libéral, qui vient de franchir le cap du mi-mandat.

En collaboration avec les divers ministères, les fonctionnaires du BCP ont par ailleurs établi que le gouvernement est « en voie » de livrer 218 engagements – ce qui veut dire, par exemple, qu’un projet de loi a été déposé ou encore que certaines démarches ont été entreprises.

En conférence de presse à Ottawa, mardi matin, un haut fonctionnaire du Bureau du conseil privé a reconnu que la façon d’évaluer le progrès de certains engagements contenus dans les lettres de mandat ministérielles pourrait faire l’objet de discussions chez les Canadiens.

L’appréciation de l’avancement de la promesse d’atteindre l’équilibre budgétaire en 2019-2020, qui a été classée dans la catégorie « en cours – avec défis », en tout cas, a fait s’esclaffer les journalistes qui assistaient à la séance d’information technique.

Le haut fonctionnaire a par ailleurs plaidé qu’il ne fallait pas voir ce site internet comme un « bulletin », un « outil de suivi des promesses » de la plateforme libérale ou une « évaluation du travail des ministres ».

Il s’agit plutôt d’une façon pour le gouvernement de se montrer « ouvert et transparent » en allant là où « aucun autre gouvernement national » n’est allé auparavant avec la publication des lettres de mandat ministérielles, puis d’un suivi sur la façon dont on a livré la marchandise.

Le site web doit être mis à jour aux deux semaines environ, a indiqué le haut fonctionnaire, précisant qu’aucun argent additionnel n’a été consacré pour mener à bien cet exercice, qui n’est pas ailleurs pas contraignant pour les gouvernements subséquents à Ottawa, selon lui.

État des engagements

66 sont « complétés totalement »

Instaurer l’Allocation canadienne pour enfants, signer une entente en santé avec les provinces, ratifier l’accord de Paris, réduire l’impôt pour la classe moyenne, augmenter les impôts sur le 1 % supérieur des salariés, rétablir le crédit d’impôt pour contribution à un fonds de travailleurs, donner suite à la décision de la Cour suprême du Canada au sujet de l’aide médicale à mourir, rétablir et augmenter le financement annuel de CBC/Radio-Canada, réinstaurer le formulaire long du recensement, etc.

1 est « complété modifié »

Accueil des réfugiés syriens — « bien que le gouvernement ait atteint et dépassé ses cibles, il l’a fait deux mois plus tard que l’échéancier prévu au départ, afin d’effectuer les vérifications de sécurité, les examens médicaux et les préparatifs de réinstallation nécessaires ».

218 sont « en cours ou en voie » d’être complétés

Légaliser et réglementer la marijuana, renouveler les engagements du Canada à l’égard des opérations de paix des Nations unies, réviser le système de justice pénale, continuer de réduire le rapport entre la dette fédérale et le produit intérieur brut, passer en revue les processus canadiens d’évaluation environnementale, promouvoir la célébration du 150e anniversaire du Canada, élargir le programme d’initiation au camping, etc.

13 sont « en cours – avec défis »

Équilibrer le budget en 2019-2020, améliorer les infrastructures pour les communautés autochtones, notamment en matière de logement, investir en éducation pour les Premières Nations, donner suite aux recommandations de la Commission de vérité et de réconciliation, lancer un appel d’offres ouvert et transparent pour le remplacement du chasseur CF-18, etc.

3 ne sont « plus envisagés »

Établir un comité parlementaire sur la réforme électorale pour étudier des options alternatives pour les élections (remplacement du système majoritaire uninominal à un tour), fournir une pause de 12 mois de cotisations à l’assurance-emploi aux entreprises qui embauchent de jeunes travailleurs dans des postes permanents, exempter entièrement de la TPS tous les nouveaux investissements en capital dans le logement locatif abordable.

21 sont des « engagements permanents »

Promouvoir les droits de la personne, l’égalité entre les sexes, le pluralisme pacifique et le respect de la diversité internationalement, maintenir des relations constructives et renforcer les échanges commerciaux avec les États-Unis, faire progresser le programme commercial progressif du Canada, veiller à ce que les Forces armées canadiennes aient le matériel dont elles ont besoin, etc.

42 n’ont « pas encore de statut »

Ces engagements énoncés dans les lettres de mandat publiées en octobre 2017, au dernier remaniement ministériel, n’ont pas encore reçu de statut.

www.canada.ca/resultats, en date du 14 novembre 2017

3 commentaires
  • Yvon Bureau - Abonné 14 novembre 2017 15 h 00

    Faux, à moitié : AMM

    La Loi C-14 sur l'aide médicale à mourir n'est pas une promesse ou un engagement totalement complété-e. À moitié seulement.

    La Cour suprême du Canada, dans son Jugement UNANIME en février 2015/Arrêt Carter, rendait possible l'aide médicale à mourir tant aux personnes en fin de vie qu'aux personnes rendues à la fin de leur vie.

    Par sa Loi, le gouvernement a exclu les grands souffrants de la vie. Certains se suicident (se tirent devant un train, s'immolent par le feu, arrêtent de manger et de boire, cessent de prendre les médicaments antidouleurs ...); d'autres s'obligent à affronter péniblement+++ le chemin des tribunaux; d'autres quittent le Canada pour aller mourir en Suisse, loin de leurs proches et de leurs soignants. Ce qui est inhumain, cruel et honteux.

    En plus, Le Gouvernement commet faute grave par sa phrase à confusion massive «Mort naturelle raisonnablement prévisible». Ce qui apporte un flou juridique et clinique destructeur.

    Le Gouvernement doit avoir dès maintenant suffisamment d'honnêteté et de compassion pour demander à la Cour suprême son avis sur sa Loi C-14 sur l'aide médicale à mourir.

    Et assez d'honnêteté de le faire avant que la Juge en chef prenne sa retraite à la mi-décembre.( Son avis est prêt, vous le savez PM Trudeau). Ne pas le faire dès novembre serait politiquement petit, bas, très loin des jours ensoleillées.

  • Denis Paquette - Abonné 15 novembre 2017 00 h 49

    quel parti de tricheurs

    Oh! là,là est ce possible d'y arriver, a moin que ce soit encore une autre ruse du parti libéral

  • Denis Paquette - Abonné 15 novembre 2017 00 h 49

    quel parti de tricheurs

    Oh! là,là est ce possible d'y arriver, a moin que ce soit encore une autre ruse du parti libéral