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    Une subvention de 2$ par vote obtenu à la précédente élection compenserait la réforme électorale avortée

    6 octobre 2017 | Canada
    Hélène Buzzetti - Correspondantes parlementaires à Ottawa
    Marie Vastel
    Certains députés de Justin Trudeau aiment l'idée du financement public des partis fédéraux parce qu’elle permettra de valoriser tous les votes, un peu comme l’aurait fait la défunte réforme électorale.
    Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Certains députés de Justin Trudeau aiment l'idée du financement public des partis fédéraux parce qu’elle permettra de valoriser tous les votes, un peu comme l’aurait fait la défunte réforme électorale.

    Le Bloc québécois veut ressusciter « l’héritage » de Jean Chrétien en restaurant le financement public des partis politiques fédéraux. Certains députés de Justin Trudeau trouvent l’idée bonne parce qu’elle permettra de valoriser tous les votes, même ceux recueillis par des formations marginales, un peu comme l’aurait fait la défunte réforme électorale.

     

    Le projet de loi bloquiste, présenté cette semaine, réinstaurerait le versement d’une subvention annuelle aux partis politiques fédéraux correspondant à 1,75 $ par vote obtenu au dernier scrutin.

     

    Une telle subvention a été abolie par les conservateurs de Stephen Harper. Le projet de loi abaisserait également le plafond des dons annuels permis par électeur de 1500 $ à 500 $ par année.

     

    « On n’a pas réinventé la roue. On a ramené l’héritage libéral, c’est-à-dire le projet de loi qui avait été adopté sous Jean Chrétien », a fait valoir le député Michel Boudrias, parrain du projet de loi.

     

    Puisqu’il ne compte que 10 députés, le Bloc québécois a a priori peu de chances de faire adopter sa proposition législative. Sauf qu’au moins deux députés libéraux voient d’un bon oeil le retour d’un financement étatique des partis.

     

    L’élue de la région de Montréal Alexandra Mendès estime que ressusciter cette mesure pourrait compenser en quelque sorte le fait que le gouvernement Trudeau a renoncé à sa promesse de réforme électorale.

     

    « C’est une autre façon de donner de la valeur au vote », dit-elle au Devoir. « Les partis sauraient qu’ils ont une représentation ne serait-ce que financière de leur poids électoral. Ce n’est plus le cas. Et cela rend le désir de la proportionnelle plus évident. »

     

    Son collègue de Winnipeg Robert-Falcon Ouellette note quant à lui que certaines communautés, comme la sienne, sont moins riches et pas nécessairement en mesure de faire des dons annuels à leur parti favori.

     

    « C’est extrêmement important », dit-il. « C’est un moyen d’assurer que tous les partis politiques […], même le Parti communiste, le Parti vert ou le NPD, peuvent continuer de fonctionner. […] Ça encourage une diversité d’opinions. »

     

    Mme Mendès parle du financement étatique comme de « [s]on dada ». Elle dit avoir abordé le sujet avec la ministre responsable des Institutions démocratiques, Karina Gould. Interceptée hier, celle-ci ne s’est pas opposée d’emblée à l’idée. « Je vais regarder le projet de loi et commenter en temps et lieu. »













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