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    Des produits comestibles homologués un an après l’adoption de la loi sur la marijuana

    5 octobre 2017 | Marie Vastel - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
    Le projet de loi a été modifié en comité parlementaire, cette semaine, pour garantir que les dérivés du cannabis seront légalisés au plus tard un an après la légalisation de la plante séchée, prévue l’été prochain.
    Photo: Kseniya Ragozina Getty Images Le projet de loi a été modifié en comité parlementaire, cette semaine, pour garantir que les dérivés du cannabis seront légalisés au plus tard un an après la légalisation de la plante séchée, prévue l’été prochain.

    Les Canadiens auront aussi accès aux produits comestibles de cannabis et au haschich d’ici moins de deux ans. Et Ottawa n’imposera plus de hauteur maximale aux plants qui pourront être cultivés à domicile. Le gouvernement Trudeau a apporté de légers amendements à son projet de loi légalisant la marijuana.

     

    Le projet de loi C-45 a été modifié en comité parlementaire, cette semaine, pour garantir que les dérivés du cannabis seront légalisés au plus tard un an après la légalisation de la plante séchée, prévue l’été prochain.

     

    Les néodémocrates avaient fortement critiqué que ce ne soit pas le cas dès le départ, puisque les produits comestibles représentent selon eux 35 % des habitudes de consommation des Canadiens.

     

    Les libéraux de Justin Trudeau ont accepté de garantir l’homologation des produits comestibles, des huiles et du haschich à même la loi. Ils ont en revanche retiré l’interdiction de faire pousser une plante de plus d’un mètre de hauteur. Le gouvernement estime que les provinces et les municipalités sauront « mieux gérer » les paramètres qu’elles souhaitent imposer à la culture à domicile.

     

    L’Alberta a d’ailleurs dévoilé à son tour mercredi sa proposition de cadre légal à la légalisation du cannabis. Elle emboîte le pas au Québec en fixant l’âge légal à 18 ans mais, alors que le gouvernement québécois songerait à interdire la culture à domicile, celui de l’Alberta l’autorisera.

     

    La province compte permettre aux adultes de posséder 30 grammes de marijuana, d’en faire pousser quatre plants d’un mètre à l’intérieur de leur résidence et de le consommer dans les endroits publics (mais pas près des enfants, des écoles ou des hôpitaux).

     

    L’âge légal pour consommer de l’alcool en Alberta est de 18 ans, comme au Québec. L’Ontario autorisera aussi l’achat de cannabis au même âge que pour celui de l’alcool, soit 19 ans dans son cas. Psychiatres et médecins spécialistes ont réclamé que la consommation de marijuana soit interdite avant 21 ans, voire 25 ans, compte tenu des effets néfastes sur le développement du cerveau avant cet âge.

     

    L’Institut de santé publique du Québec et la Société canadienne de pédiatrie prônent toutefois une légalisation dès 18 ans, car le tiers des jeunes de 15 à 19 ans consomment déjà de la marijuana et mieux vaut, selon eux, encadrer leur consommation dès l’âge de la majorité.

     

    L’Alberta poursuit ses consultations jusqu’à la fin du mois et présentera un projet de loi définitif cet automne. Il lui reste à décider si la vente sera réservée à des succursales contrôlées par l’État — comme comptent le faire le Québec, l’Ontario et le Nouveau-Brunswick — ou si elle sera aussi permise au privé.

     

    La vente sur Internet est envisagée, mais l’Alberta veut s’assurer de pouvoir garantir que l’âge sera contrôlé à l’achat et à la livraison du produit.













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