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    Nouveau Parti démocratique

    Singh tend la main à Caron… et au Québec

    5 octobre 2017 | Hélène Buzzetti - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
    Conscient qu’il doit amadouer la province, Jagmeet Singh est arrivé mercredi matin à sa première rencontre du caucus sur la colline entouré de ses élus québécois. 
    Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Conscient qu’il doit amadouer la province, Jagmeet Singh est arrivé mercredi matin à sa première rencontre du caucus sur la colline entouré de ses élus québécois. 

    Après la bataille, la réconciliation. Le nouveau chef du NPD, Jagmeet Singh, a tendu la main à Guy Caron, son adversaire d’hier, en le nommant chef parlementaire. Le député de Rimouski mènera ainsi les troupes néodémocrates à la Chambre des communes en l’absence du nouveau chef.

     

    Pour M. Singh, ce choix était une évidence puisque le Québec a souvent « montré la voie » au mouvement progressiste, notamment en matière de garderie ou de droits de scolarité.

     

    « Le Québec est incroyablement important non seulement pour mon parti, pour tous les néodémocrates, mais pour le mouvement progressiste », a expliqué Jagmeet Singh en point de presse mercredi. « Je voulais choisir un leader parlementaire qui reflète ces valeurs progressistes d’une manière significative. »

     

    Le leader parlementaire est celui qui, en l’absence du chef, pose les premières questions du parti au gouvernement. Comme M. Singh n’a pas l’intention de briguer un siège avant l’élection générale de 2019, M. Caron aura un rôle de premier plan. M. Caron a admis que M. Singh l’avait approché alors que la course battait encore son plein. « M. Singh m’a effectivement proposé le poste advenant sa victoire, mais sans condition. »

    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le député de Rimouski, Guy Caron, mènera les troupes néodémocrates à la Chambre des communes en l’absence du nouveau chef.
     

    Le symbole est d’autant plus puissant que Guy Caron avait importé dans la course à la chefferie tout le débat sur la laïcité. Il avait demandé à M. Singh, lors du débat de Montréal, d’expliquer pourquoi il se croirait autorisé en tant que politicien fédéral de contester devant les tribunaux une éventuelle loi 62 sur la prestation et la réception de services publics à visage découvert. M. Caron avait évoqué sa grand-mère obligée de se justifier auprès du curé lorsqu’elle n’enfantait pas pour rappeler l’importance de la séparation entre l’État et l’Église.

     

    Pendant la course à la chefferie, le député Pierre Nantel, ainsi que d’anciens élus québécois ont exprimé des doutes sur la capacité du parti de conserver ses acquis ou de faire des gains en 2019 avec un chef portant des signes religieux ostentatoires.

     

    Conscient qu’il doit amadouer la province, M. Singh est arrivé mercredi matin à sa première rencontre du caucus sur la colline entouré de ses élus québécois, dont M. Nantel. Les autres l’attendaient déjà dans la salle. Charlie Angus, qui est arrivé second dans la course, brillait par son absence.

     

    Jagmeet Singh a promis qu’il irait sous peu au Lac-Saint-Jean, où se déroule une élection partielle. « À moins qu’il n’y ait un grand désastre, oui, c’est une de mes priorités d’être là. »













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